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Renault veut sortir de son giron la Fonderie de Bretagne

Les Echos -

Elus locaux et syndicats tentent de se mobiliser pour pérenniser cette entreprise de 385 salariés. Le groupe Renault réfute avoir promis de conserver ce site, qui perd de l'argent.

Quatre sites de Renault sont menacés par le constructeur, dont la Fonderie de Bretagne à Caudan, près de Lorient (Morbihan). (Mathieu Pattier/Sipa) Sa déclaration avait marqué les esprits le week-end de Pentecôte. Jean-Dominique Senard, le président de Renault avait alors confirmé, d'abord sur RTL puis devant les députés de la commission des affaires économiques que la Fonderie de Bretagne « n'avait pas vocation à rester dans le groupe Renault ». Fin mai, les élus locaux tablaient pourtant sur son maintien dans le giron du constructeur, « une revendication que nous portons aux côtés des salariés », précisait le communiqué.

Au cours du comité social économique extraordinaire qui s'est tenu mardi 16 juin, les représentants de la fonderie bretonne ont obtenu « la garantie ferme, précise Maël Le Goff, le délégué CGT, que l'usine ne fermera pas ». La direction indique de son côté avoir simplement annoncé le lancement d'une revue stratégique sur le site.

Ces rebondissements sont le fait de la détermination des élus locaux, qui se battent pour éviter la mort du site via sa revente. « Jean-Dominique Senard, m'a promis de mettre à mes côtés des collaborateurs de bon niveau afin que nous puissions envisager une revue stratégique du site », précise aux « Echos » Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne.

Composée de 385 salariés, cette usine perd de l'argent. En 2018 (dernier bilan publié), elle a réalisé un chiffre d'affaires de 48,8 millions d'euros pour une perte de 25 millions d'euros, elle était déjà supérieure à 20 millions d'euros un an plus tôt. « La fonderie, fait valoir Maël Le Goff, a été victime d'un incendie qui explique en partie ce déficit ». Il met aussi en évidence l'arrêt de la fabrication de pièces à valeur ajoutée comme « le collecteur d'échappement pour moteur diesel, dont la production a été délocalisée à l'étranger ».

8 millions d'euros d'aides publiques

Les élus locaux de tous bords politiques se disent prêts à soutenir un éventuel repreneur. Ils veulent d'autant plus sauver le site que la Région Bretagne et les collectivités locales y ont déjà « investi 8 millions d'euros au cours de la décennie écoulée », précise Loïg Chesnais-Girard.

« L'usine est désormais neuve, continue-t-il, et fonctionne seulement à 30 % de ses capacités. Ce type d'outil est rare en France et peut gagner de l'argent ». Reste que les salariés sont bien peu enclins à sortir du giron de Renault. « On veut rester dans le groupe », martèle Maël Le Goff. Il met en exergue des possibilités de diversification . « Jusqu'à présent, nous ne travaillons que les pièces en acier, l'usine a la capacité de s'adapter dans l'usinage afin que l'on s'engage dans la réalisation de pièces en aluminium », estime le représentant syndical. Un avis partagé par le syndicat CFE-CGC qui mise sur le développement de la voiture électrique.

Stanislas du Guerny (Correspondant à Rennes)

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