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Les camions à hydrogène de Nikola enflamment Wall Street

Les Echos - Le cours du fabricant de véhicules électriques, créé il y a cinq ans dans l'Utah, flambe depuis son introduction en Bourse jeudi 4 juin. Alors qu'il ne commercialise pas encore de camions, sa capitalisation est plus élevée que celle de Fiat-Chrysler et s'approche de celle de Ford. Le constructeur de poids lourds roulant à l'hydrogène vient de s'introduire en Bourse

Avec sa capsule habitée amarrée avec succès à la Station spatiale internationale , Elon Musk est désormais le roi de l'espace. Mais du côté des véhicules électriques, Nikola Corporation, un fabricant de camions dont le nom fait lui aussi référence à Nikola Tesla, l'inventeur du courant alternatif, lui a volé la vedette cette semaine.

Le constructeur de poids lourd, créé il y a cinq ans à Salt Lake City (Utah) et basé à Phoenix (Arizona) depuis 2018

, s'est introduit en Bourse jeudi 4 juin - non pas via une IPO traditionnelle, mais en fusionnant avec VectoIQ Acquisition Corp, une société écran cotée au Nasdaq depuis 2018.

Lundi, son cours a plus que doublé suite à l'annonce de l'ouverture des pré-réservations en ligne pour son pick-up à la fin du mois. La société, qui ne commercialise pas encore ses véhicules, a désormais une capitalisation de 26 milliards de dollars… soit huit fois sa valorisation lors de sa dernière levée de fonds en septembre. Le niveau est proche de celui de Ford (30 milliards), qui, lui, a vendu 2,4 millions de véhicules l'année dernière, et supérieur à celui de Fiat-Chrysler ou de PSA.

Nikola Motors veut devenir le Tesla des camions

L'entreprise suscite un fort engouement car elle développe des véhicules propulsés par de l'hydrogène. Mélangé à de l'oxygène, il est transformé en électricité via des piles à combustibles. Ce mode de propulsion est jugé très prometteur car il ne rejette que de l'eau et promet des conditions d'utilisation plus proches des carburants fossiles que les véhicules avec batterie électrique, offrant une plus grande autonomie et un plein effectué en quelques minutes. Ses détracteurs, en revanche, pointent le coût élevé d'un déploiement d'un réseau de recharge, et la déperdition d'énergie liée au processus : son rendement est aujourd'hui limité à 20 ou 30 %, selon l'AIE.

Hydrogène

Trevor Milton, le cofondateur et président de Nikola Corporation, a annoncé que 14.000 pré-réservations pour ses pick-up avaient été enregistrées en ligne. Si elles sont maintenues, elles généreront un chiffre d'affaires supérieur à 10 milliards de dollars, a indiqué cet ancien PDG d'un fabricant de gaz naturel.

Si le géant de la bière Anheuser-Busch InBev lui a déjà commandé 800 poids lourds à hydrogène, l'entreprise ne prévoit pas de commercialiser ce modèle avant 2023. Le temps, entre autres, de développer un réseau de stations de recharge en Amérique du Nord, via notamment un partenariat avec Nel, un spécialiste norvégien de la production et du stockage d'hydrogène. Nikola Corporation estime qu'il lui faudra huit à dix ans pour construire 700 stations.

Joint-venture en Europe

En attendant, le groupe mise sur des camions avec des batteries électriques classiques. Il va utiliser les fonds de l'IPO pour construire sa propre usine dans l'Arizona et compte produire 600 semi-remorques équipées de batteries électriques d'ici à la fin de l'année prochaine.

Trevor Milton avance également ses pions en Europe. L'année dernière, la société a formé un joint-venture avec le groupe italien CNH Industrial (ancien Fiat Industrial), après qu'il a investi 250 millions de dollars en septembre. Son modèle Nikola TRE, un poids lourd équipé d'une batterie électrique, sera produit dans l'usine d'Iveco, la filiale de véhicules industriels de CNH Industrial, à Ulm, en Allemagne.

Automobile : la lente conversion des constructeurs à l'hydrogène

La société veut aussi implanter sa technologie au-delà des camions. Elle travaille sur un buggy, un 4x4 ou un jet-ski. La concurrence sera rude, les annonces sur le développement de la propulsion à l'hydrogène se multipliant chez les constructeurs, conscients que la montée en puissance des véhicules à batteries ne suffira pas à satisfaire les contraintes environnementales croissantes.

En avril, Daimler et Volvo ont annoncé former une société commune pour produire des piles à combustibles alimentées en hydrogène d'ici à 2025. Les japonais Toyota, Hyundai et Honda, ainsi que Daimler, commercialisent déjà des voitures à hydrogène, mais elles ne sont vendues qu'à quelques milliers d'unités, à titre encore expérimental.

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