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Automobile : vers un plan de relance ne privilégiant pas que l'électrique

Les Echos -

Le plan de soutien à la filière auto, qui prendra dans un premier temps la forme d'aides à l'acquisition, doit être annoncé en tout début de semaine prochaine. Selon nos informations, il devrait inclure les véhicules thermiques. Faute de pouvoir déstocker, les concessionnaires qui emploient près de 200.000 personnes en France, risquent des faillites en masse. (Pascal Rossignol/REUTERS)

Les quelque 400.000 voitures en stock chez les concessionnaires ( soit 10 milliards d'euros en valeur selon le CNPA ) sont à 96 % des voitures thermiques. Il s'agit d'abord d'écouler ces stocks, et d'éviter des faillites en masse chez les distributeurs, qui emploient près de 200.000 personnes dans l'Hexagone.

C'est la bouée de secours que toute la filière automobile attend. Le grand plan de soutien au secteur doit être annoncé en tout début de semaine prochaine. « L'objectif est que le dispositif entre en vigueur début juin », indique une source bien informée. Selon nos informations, les aides à l'acquisition, sous forme d'une prime à la conversion élargie, pourraient aussi inclure les véhicules thermiques les plus propres.

La filière automobile fait le forcing pour son plan de relance

La question était loin d'être évidente. Alors que la pression environnementale est plus forte que jamais sur l'exécutif, de nombreuses voix se sont élevées, en France comme ailleurs en Europe, contre des dispositifs qui soutiendraient les ventes de véhicules à essence, ou, pire encore, au diesel. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a toujours affirmé, lors de ses interventions publiques, que le plan devrait favoriser « un modèle plus durable, avec le soutien en particulier aux véhicules qui émettent le moins de CO2, aux véhicules électriques », a-t-il encore déclaré par exemple en début de semaine.

Ambiguïté

Mais évoquait-il seulement les véhicules à batterie, à l'exclusion des voitures thermique ? C'est toute l'ambiguïté. Il est d'ores et déjà entendu que les sommes versées pour les voitures 100 % électriques seront maintenues, voire augmentées (on parle d'un bonus qui passerait de 6.000 à 8.000 euros), que les flottes d'entreprises pourront à nouveau en bénéficier, et que les hybrides rechargeables seront inclus dans le dispositif.

Automobile : Bruno Le Maire relance le débat sur les relocalisations

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Mais quid des voitures thermiques ? Les acteurs du secteur, en particulier l'aval de la filière, o nt déployé leurs meilleurs arguments pour convaincre. « Une relance massive du secteur ne sera pas possible si l'aide est réservée aux véhicules électriques et hybrides rechargeables. C'est une évidence ! », insistait mercredi Francis Bartholomé, président du CNPA (Centre National des Professions automobiles).

Les constructeurs doivent aussi pouvoir vendre les voitures qu'ils ont doucement recommencé à produire pour ne pas devoir interrompre à nouveau les lignes, comme a dû le faire Volkswagen en Allemagne faute de clients. C'est, derrière, toute la chaîne des sous-traitants et ses 400.000 salariés qu'il faut protéger.

Arbitrages ce week-end Bercy s'est laissé convaincre par ces arguments. Bruno Le Maire exigera des constructeurs d'autres contreparties environnementales et sociales, sur la relocalisation de certaines activités dans l'Hexagone par exemple. Le ministère de l'Ecologie est plus réservé. __ Renault veut revoir son empreinte industrielle en France__

Matignon va devoir trancher ce week-end et pencherait pour une solution permettant de couper la poire en deux en augmentant les aides en faveur des véhicules électriques et hybrides, tout en consentant une aide aussi aux dernières générations de véhicules thermiques. Une manière d'épauler la filière sans oublier une France des Gilets Jaunes qui pourrait se rebeller contre une mesure favorisant trop les urbains roulant à l'électrique.

Commentaires

1. Le vendredi, 22 mai 2020, 22:20 par oscar troostite

Electrique mais pas que !

Cela ferait du bien aussi à nos fondeurs de blocs de culasses et et…aux autres qui sont comme électrocutés par cette crise post-covid

post COVID, automobilus homine tristum sunt

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