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Déconfinement : les stages étudiants virent au casse-tête

Les Echos -

Beaucoup de stages ont été reportés voire annulés.

Les étudiants restent dans l'incertitude, sans stage et un autre problème surgit : celui de la décrue « considérable » de l'offre des entreprises.

Les stages ont été interrompus, réduits, modifiés, reportés ou annulés.

Pour les établissements de l'enseignement supérieur ,comme l' ESFF la question des stages et de leur validation est l'une des plus difficiles posées par cette crise sanitaire.

Dans une tribune publiée dans « Les Echos », il avait appelé, avec Skema et Neoma, à faire des stages l'un des leviers majeurs de la reprise économique, alors que les entreprises se sont désengagées « massivement » des contrats de stage signés avec les étudiants. Frank Bournois évoque aujourd'hui une « décrue considérable des offres de stages ». « On en reçoit trois à quatre fois moins qu'avant, estime-t-il. Pour les entreprises, c'est très compliqué d'accueillir et de former quelqu'un en période de télétravail et de chômage partiel. Elles se disent aussi que l'activité va bientôt repartir, qu'elles doivent se concentrer sur la reprise, et qu'elles ne seront pas disponibles pour s'occuper d'un stagiaire. »

Au pôle universitaire Léonard de Vinci, des « agences » pour les étudiants sans stage

Les grandes écoles ont, de leur côté, « levé l'obligation du stage pour passer de première en deuxième année », indique Laurent Champaney, directeur général d'Arts et Métiers et vice-président de la CGE.

Du « cas par cas »

« On a essayé de mettre le maximum de souplesse, affirme encore Laurent Champaney. Mais on n'a pas voulu supprimer l'obligation de faire un stage. Les étudiants comprennent bien qu'il est un moyen important d'insertion. » En juin dernier , le stage de fin d'études était, pour 30 % des étudiants des grandes écoles, le principal cheminement vers l'emploi.

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