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La fonderie FMGC de Soudan (Loire-Atlantique) s’est organisée, dès février, pour anticiper la crise sanitaire. Une période creuse qui n’a pas fait vaciller l’entreprise. Des mesures sanitaires ont été prises par l’entreprise de Soudan (Loire-Atlantique) FMGC, en amont du confinement de la population.

Deux mois après le début de l’épidémie de coronavirus, la Fonderie et mécanique générale castelbriantaise (FMGC), basée à Soudan (Loire-Atlantique), est bien debout. L’entreprise, leader européen dans la fabrication du contrepoids en fonte, voit même depuis quelques jours son carnet de commandes reprendre des couleurs.

Des mesures prises dès fin février

Aujourd’hui, 83 % des 400 salariés travaillent sur le site ou en télétravail. L’essentiel de ceux qui n’ont pas repris le travail sont à domicile, par précaution sanitaire, ou pour garder leurs enfants.

Un seul d’entre eux a contracté le Covid-19, pendant la période de fermeture de l’entreprise, du 20 mars au 6 avril. Mais la fonderie castelbriantaise n’a pas attendu l’annonce du confinement, le 16 mars pour prendre des mesures en interne.

David Trouillot, directeur général de la FMGC, avait pris ses précautions dès fin février.

On a commencé à mettre en place les gestes barrières dès le 26 février. Un groupe de travail avec la médecine du travail a été formé.

Le 20 mars 2020, trois jours après le début du confinement de la population, l’usine fermait ses portes. Deux semaines plus tard, les salariés étaient de retour au travail. Horaires décalés, gel, visières, croisements évités, nettoyage régulier et réglementation de l’accès aux lieux communs… Tout un protocole de reprise a été mis en place, dans un espace de 42 000 m2 qui garantit la distanciation sociale.

Un retour à la normale amorcé L’entreprise s’en sort avec une baisse de 40 % de son volume de production habituel.

Aujourd’hui, nous sommes sûrs d’appliquer ces mesures jusqu’à notre fermeture estivale, fin juillet. On espère un retour à la normale d’ici la fin de l’année.

Pour supporter cette baisse d’activité sans trop affecter le personnel, les postes en intérim ont été réduits de moitié, et la semaine de travail réduite de 5 à 4 jours, en se reposant sur le chômage partiel. « Les mesures nécessaires ont été prises. Il n’y a aujourd’hui aucune crainte pour nos salariés. »