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La France « d'après » vue par Emmanuel Faber, le patron de Danone

Les Echos - Lors d'une audition au Sénat, le patron de Danone a exposé sa vision de l'après- coronavirus. La question sanitaire va durablement « mettre l'offre et la demande sous contrainte ». Le moment est venu d'inventer l'économie de demain.

Le « sujet sanitaire va durer. La vision qui consiste à penser qu'on a mis l'économie en sommeil et que lorsqu'on va réveiller le patient, tout va repartir est une vision mécanique des choses. La réalité est totalement différente ». (SIPA)

« La crise que nous vivons est une crise sanitaire, pas une crise économique de l'offre et de la demande », a expliqué Emmanuel Faber, le PDG de Danone,

devant les sénateurs de la commission économique du Palais du Luxembourg. Et le « sujet sanitaire va durer », craint le dirigeant. « La vision qui consiste à penser qu'on a mis l'économie en sommeil et que lorsqu'on va réveiller le patient, tout va repartir est une vision mécanique des choses. La réalité est totalement différente »», assène-t-il.

Pour le patron du géant des produits laitiers et de l'eau, à la fois l'offre et la demande vont s'en trouver durablement modifiées, parce que sous contraintes. Une situation totalement inédite. Les lignes de production de Danone ne tournent plus comme avant. Certains canaux de distribution ont arrêté des formats entiers au profit d'autres formats, provoquant une sous-activité d'un côté et une sur activité de l'autre. Les transports ne pourront plus marcher comme avant en raison des règles de distanciation, des horaires aménagés. Des habitudes ont été prises. Des modes de vie différents ont été adoptés , souligne Emmanuel Faber. « Or, l'économie n'est rien d'autre que la somme des deux », rappelle-t-il.

La « bifurcation » à prendre Les instituts économiques commencent à sortir « des scénarios qui ne font que confirmer les plus pessimistes que nous avions faits en début de crise », constate encore Emmanuel Faber. Ils prévoient une baisse de -30 à -40 % de l'activité au deuxième trimestre dans le monde. « Nous aurons au mieux un PNB en retrait de 10 % dans les 40 pays où nous travaillons ». En termes de PNB, la crise du coronavirus « peut nous ramener dix à vingt ans en arrière ».

INTERVIEW Emmanuel Faber : « L'industrie s'est réveillée un jour avec la gueule de bois »

« Il y aura un désir humain intense de revenir au pic de 2019 en s'affranchissant de toutes les contraintes pour y parvenir. C'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Je trouverais extrêmement dangereux que l'argent rare de l'Etat et de l'Europe serve à mettre en oeuvre des mesures qui ne marcheraient de toute façon pas en raison du caractère spécifique de la crise. On aurait alors versé de l'eau sur du sable ».

Nouvelle économie Quelle « bifurcation » prendre pour que cela n'arrive pas et qu'on fabrique une économie plus résiliente ? « La crise a révélé les limites du système que nous avons installé », avec notamment des incidences néfastes pour l'environnement . « Il faut une économie résiliente avec le Covid. Pas sans le Covid. Elle doit être fonctionnelle, circulaire, numérisée et bien entendu plus inclusive. Pour cela il faut absolument traiter deux choses en même temps. Simplifier au maximum la vie des entreprises pour qui c'est une question de survie et, d'un autre côté, continuer les incitations aux grandes entreprises qui tirent l'économie ».

L'invention d' une autre économie doit passer « pour être acceptée dans nos démocraties par une compréhension de leur emploi par nos concitoyens ». La crise va « abîmer des acquis sociaux. Il va falloir faire des arbitrages sur les flexibilités dont l'économie aura besoin. La préparation des salariés passe entre autres par un programme qui enjambe le court terme pour inventer les emplois de demain, car le chômage risque d'être un sujet de fragmentation sociale terrible d'ici à deux ans ».

Commentaires

1. Le vendredi, 8 mai 2020, 09:13 par Jaqe W

une autre vision de la loi de Joffre et de l'Allemande

2. Le mercredi, 20 mai 2020, 16:43 par L'Opinion

Danone poursuit sa réflexion sur sa place dans la société en évitant la démagogie financière.

Danone se veut au centre d’un écosystème large, qui inclut l’écologie et l’actionnaire

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