la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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Rien à voir avec la fonderie : LA LAITIÈRE ET LE POT AU LAIT

Perrette, sur sa tête ayant un Pot au lait

Bien posé sur un coussinet,

Prétendait (1) arriver sans encombre à la ville.

Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;

Ayant mis ce jour-là pour être plus agile

Cotillon (2) simple, et souliers plats.

Notre Laitière ainsi troussée

Comptait déjà dans sa pensée

Tout le prix de son lait, en employait l’argent,

Achetait un cent d’ œufs, faisait triple couvée ;

La chose allait à bien par son soin diligent.(3)

Il m’est, disait-elle, facile

D’élever des poulets autour de ma maison :

Le Renard sera bien habile,

S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.

Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;

Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;

J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;

Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,

Vu le prix dont il (4) est, une vache et son veau,

Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?

Perrette là-dessus saute aussi, transportée.

Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;

La Dame de ces biens, quittant d’un oeil marri

Sa fortune ainsi répandue,

Va s’excuser à son mari

En grand danger d’être battue.

Le récit en farce (5) en fut fait ;

On l' appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?

Qui ne fait châteaux en Espagne ?

Picrochole, Pyrrhus (6), la Laitière, enfin tous,

Autant les sages que les fous ?

Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :

Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :

Tout le bien du monde est à nous,

Tous les honneurs, toutes les femmes.

Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;

Je m écarte (7), je vais détrôner le Sophi (8) ;

On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;

Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :

Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;

Je suis gros Jean (9) comme devant.

Commentaires

1. Le jeudi, 30 avril 2020, 09:40 par piwi

Il ne faut donc pas sauter de joie avant de réaliser nos projets de vie après le (dé)confinement.

Pierre Rabbi nous demande déjà de penser à ce qu'individuellement, personnellement nous allons décider et faire.

Je vous propose à la réflexion de passer déjà une heure à écouter JM  Jancovici dans sa conférence à l' Essec.

 

2. Le jeudi, 30 avril 2020, 11:04 par Graindesel

Bien vu ton commentaire invitation à réfléchir sans précipitation pour l'après et je m'en vais de ce pas avec une oreille attentive écouter JM JANCOVICI :)


Merci d'être aussi présent avec ton blog, trait d'union entre beaucoup (je me répète je l'avais déjà dit).

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