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Gupta regroupe ses activités dans __l'aluminium__ et base la nouvelle entité à Paris

Les Echos - Le conglomérat de l'homme d'affaires anglo-indien Sanjeev Gupta simplifie son organisation. Après l'acier logé dans Liberty Steel Group, c'est au tour des activités autour de l'aluminium d'être réunies dans Alvance, qui sera basée avenue Kléber, à Paris.

Le milliardaire anglo-indien Sanjeev Gupta a fait en quelques années d'un « family office » un groupe industriel qui pèse 20 milliards de dollars, dont 1,5 milliard dans l'aluminium, et emploie plus de 30.000 salariés. (BEN STANSALL/AFP)

Le milliardaire anglo-indien Sanjeev Gupta , qui se pique de réindustrialiser l'Europe et s'est fait connaître en France en rachetant la fonderie d'aluminium de Dunkerque (un site historique de Pechiney), clarifie l'organisation de son groupe. Après avoir regroupé en octobre dernier dans une entité unique, Liberty Steel Group, toutes ses activités dans l'acier, il rassemble toute sa filière aluminium dans une seule entreprise, Alvance, qui sera basée à Paris.

L'idée est de mettre de l'ordre dans le holding GFG Alliance (Gupta Family Group), un conglomérat présent à la fois dans l'extraction minière, la production d'acier et d'aluminium, le négoce, la banque ou encore l'immobilier. Un petit empire qui ne cesse de grandir. Il dégage désormais 20 milliards de dollars de chiffre d'affaires et emploie plus de 30.000 salariés.

Du « family office » au groupe industriel

« Jusqu'à l'an dernier, nous étions un family office, désormais nous sommes un groupe industriel, expliquait jeudi aux « Echos », depuis Davos, Sanjeev Gupta. Nous avions plus d'une centaine d'entreprises qui étaient toutes des investissements indépendants. Nous les regroupons en trois verticales : l'acier, l'aluminium et bientôt l'énergie ». Cette dernière devrait être mise en place d'ici au mois de juin.

Alors que la croissance du groupe à vitesse grand V lui a parfois valu des critiques quant au manque de lisibilité de son organigramme et à l'opacité de ses financements, il s'agit d'apporter de la transparence à l'ensemble tout en favorisant le dégagement de synergies entre l'amont et l'aval. « Elles pourraient facilement atteindre plusieurs dizaines de millions d'euros », indique Sanjeev Gupta.

Plus de 1.700 personnes

La nouvelle entité, dont le chiffre d'affaires pourrait tourner autour de 1,5 milliard de dollars, emploiera plus de 1.700 personnes, dont environ 1.500 en France. Elle regroupera outre la fonderie de Dunkerque (Nord), la plus grosse d'Europe, celle de Fort William en Ecosse, la seule fonderie d'aluminium du Royaume-Uni, mais aussi les activités de fabrication de jantes en aluminium basées à Châteauroux, et de production de culasses et de blocs-moteurs localisées à Châtellerault. Le groupe est aussi en train d'acheter les laminoirs d'aluminium de Duffel en Belgique - une opération qu'examine actuellement à la loupe la direction de la concurrence de la Commission européenne.

Le groupe a profité de cette annonce pour étendre à l'aluminium l'objectif de neutralité carbone d'ici à 2030 qu'il s'était déjà fixé l'an dernier pour l'acier. « Nous serons les premiers à atteindre cet objectif, dans un cas comme dans l'autre, promet Sanjeev Gupta. Nous voulons être le plus gros producteur d'acier et d'aluminium verts au monde ».

GFG produit 330.000 tonnes d'aluminium par an (dont 300.000 à Dunkerque et 30.000 à Fort William), sur une production mondiale de 5.435 millions de tonnes en décembre (dont 3.046 millions venant de Chine). Les prix ont baissé d'environ 20 % sur les deux dernières années, victimes de la surproduction chinoise.

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