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Accord de cession de la fonderie Le Bélier à une société chinoise

Le Figaro avec AFP

Les principaux actionnaires du groupe Le Bélier, spécialiste français en fonderie d'aluminium pour l'industrie automobile, ont approuvé la cession de la majorité de son capital à la société chinoise Wencan, selon un communiqué diffusé le 8 janvier. L'action Le Bélier gagnait 3,78% à la Bourse de Paris, à 37,05 euros à la mi-journée, s'approchant des 38,18 euros payés par Wencan.

À lire aussi : Une société chinoise négocie le rachat du groupe de fonderie Le Bélier

Après des négociations annoncées le 9 décembre, la transaction valorise à 251,3 millions d'euros Le Bélier qui emploie environ 3.500 personnes et affiche un bénéfice net 2018 de 27,2 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 359 millions d'euros dans la fabrication de composants moulés en aluminium pour les industries automobiles mais aussi aéronautiques.

Copernic, holding de contrôle de la famille Galland, et Philippe Dizier, directeur général de Le Bélier, ont signé un «contrat de cession d'une participation (...) représentant environ 61,96% du capital (...) à Wencan au prix de 38,18 euros par action», précise le communiqué. Coté lui en Bourse de Shanghai, Wencan est spécialisé dans la fonderie sous pression pour l'automobile. Cette société chinoise réalise un chiffre d'affaires annuel de 203 millions d'euros, avec 2.500 employés.

À lire aussi : Washington sanctionne des agences et sociétés chinoises La réalisation de l'opération reste soumise notamment à l'obtention des autorisations réglementaires en France et en Chine, mais aussi à l'approbation des autorités de la concurrence allemande et slovaque. La finalisation est attendue pour la «fin du premier semestre 2020», a précisé Le Bélier. En cas de succès, Wencan devra déposer un projet d'offre publique d'achat obligatoire simplifiée sur le solde du capital de Le Bélier au même prix de 38,18 euros par action. Ce prix valorise les capitaux propres de l'entreprise à 251,3 millions d'euros.

Lors de l'annonce du projet, le groupe français avait expliqué que, grâce à ce rapprochement, il «bénéficierait des technologies de Wencan pour renforcer son développement, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, tout en étant en mesure de s'appuyer sur la position de Wencan en Chine pour accroître son activité (...) dans la région».

La transaction doit permettre aux deux groupes de «renforcer leur développement sur les marchés du freinage, de l'admission, du Châssis, des pièces de structure et de celles liées aux véhicules électriques grâce à leurs technologies et positionnements géographiques complémentaires», avait déclaré M. Dizier, cité dans un communiqué le 9 décembre.

Commentaires

1. Le jeudi, 9 janvier 2020, 13:18 par AS7G06

Dans 2 ans, prévoir des licenciements et des jours de grève ( sur le peu de production qu'il reste sur le site de Verac) en masse avec des syndicats qui négocient des plans de départ anticipé et primes de reconversion...

Mais c'est pas grave les super start-up 5.0 digital vont profiter de la 5G et créer des milliers d'entreprises et d'emplois....

2. Le vendredi, 10 janvier 2020, 07:29 par Mèkilékon

Ou alors le groupe sera revendu avec force profit €€€€, après l'avoir complètement essoré financièrement et dépouillé techniquement…Phénomène hélàs récurrent.
Voir ce qui s'est passé avec l'aéroport de Toulouse et bien d'autres acquisitions chinoises (également US) en France.

Un petit rappel de notre prix Nobel d'Economie, Maurice Allais, vite oublié car n'était pas dans la pensée orthodoxe de notre époque !!!

"La confusion actuelle du libéralisme et du laissez-fairisme constitue une des plus grandes erreurs de notre temps. Une société libérale et humaniste ne saurait s'identifier à une société laxiste, laissez-fairiste, pervertie, manipulée, ou aveugle. En réalité, l'économie mondialiste qu'on nous présente comme une panacée ne connaît qu'un seul critère, "l'argent". Elle n'a qu'un seul culte, "l'argent". Dépourvue de toute considération éthique, elle ne peut que se détruire elle-même." (Maurice Allais)

3. Le vendredi, 10 janvier 2020, 08:47 par Michel CHAPUT

Cette prémonition est certainement et malheureusement réaliste !
S'allier entre européen est naturel mais avec un chinois: ils n'ont pas gardé l'aéroport de Toulouse, Dongfeng est ressorti du capital de PSA..


Alors de là à encenser la décision des dirigeants des Fonderies du Bélier il ne faut pas pousser !
Ils auraient pu chercher une solution façon Montupet.

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