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Ferropem : quelques millions pour sortir de l’impasse

Le Dauphiné - Edition Tarentaise Les mesures annoncées jeudi en comité central d’entreprise sont un peu rassurantes, mais la France va aussi mettre la main à la poche pour assurer la trésorerie d’un groupe en grande difficulté.

L’usine du Bochet, à Montricher-Albanne, devrait, selon la direction du groupe, redémarrer dès le 1er avril.

À l’issue d’une réunion extraordinaire du comité central d’entreprise, jeudi, la CGT a noté « l’engagement de Ferroglobe la maison mère, NDLR à affecter les moyens nécessaires et additionnels au fonctionnement des opérations et à l’apurement des dettes fournisseurs ».

Pour l’instant, il ne s’agit que d’un plan “zéro faillite” : « Nous avons identifié nos fournisseurs les plus fragiles, les TPE surtout, ceux pour lesquels 20 000 € versés trop tard peuvent être une catastrophe », explique Éric Faujour, directeur général de Ferropem. Ensuite, d’ici février, environ 15 millions issus d’une réforme de la procédure d’affacturage devraient être disponibles. ue

Ferropem sera aussi aidé par l’État.

Les mesures de chômage partiel, valables jusqu’au 31 décembre, seront ouvertes jusqu’au 30 juin si besoin. Avec une indemnisation à 100 % du salaire net. Ce devrait être le cas à Château Feuillet, en Tarentaise, mais au Bochet, en Maurienne, « tout doit redémarrer le 1er avril », estime Éric Faujour. L’entreprise obtiendra aussi une avance de trésorerie sur la “compensation carbone” à laquelle elle peut prétendre.

Le groupe a été l’objet d’une forte pression politique, notamment des députés Émilie Bonnivard et Vincent Rolland (LR, Savoie), et Marie-Noëlle Battistel (PS, Isère). Les facilités consenties par l’État, « c’est l’argent des Français », insiste la première, injecté dans la trésorerie d’un groupe qui a tout fait, depuis des mois, pour récupérer autant d’argent qu’il le pouvait dans les caisses de ses filiales - on appelle ça le “cash pooling” -, quitte à les priver des moyens de payer leurs fournisseurs. Il en avait besoin pour remettre à flot l’actionnaire familial, exsangue après avoir contré une OPA (Offre publique d’achat) hostile. Et aussi, semble-t-il, pour se redresser après quelques erreurs de gestion. La vente d’actifs non stratégiques n’avait pas suffi.

« Ferroglobe s’est engagé à ce que l’argent généré par sa filiale Ferropem y reste », souligne Émilie Bonnivard, qui a pu s’entretenir avec Benoist Ollivier, n° 2 du groupe espagnol. « La filiale française c’est leur fleuron, et ils ne veulent pas l’abandonner. »

Pour la CGT, « l’ensemble des dispositifs offre de nouvelles perspectives, qui permettront de passer une période difficile ». Le syndicat espère une relance de la demande au second semestre.

Le silicium chinois, le nœud du problème ?

Au-delà des difficultés financières du groupe, c’est bien un creux historique sur le marché mondial du silicium qui a conduit à la mise en sommeil d’une grande partie des sites de Ferroglobe, et d’autres producteurs. Avec, semble-t-il, un relatif succès. « Les baisses de production en France, Norvège, Russie, et Bosnie ont mis la pression sur les prix, qui ont repris presque 20 % par rapport au plus bas de l’été », indique Éric Faujour. La crise a frappé durement Ferropem, car sa maison mère n’avait pas les ressources pour lui faire passer le cap. À moyen terme, retrouver un niveau de prix d’avant 2019 permettra un retour à l’équilibre, mais sans plus. « 2021 sera excellent, mais il faut passer 2020 », pronostique le directeur général.

À plus long terme, c’est la vulnérabilité de l’industrie européenne qui est en cause. « Les droits de douane imposés au silicium chinois sont de 16 %, contre 139 % aux États-Unis », rappelle Émilie Bonnivard. « Bruno Le Maire le ministre de l’Économie doit faire son boulot auprès de l’Union pour obtenir la mise en place d’une vraie politique européenne anti dumping social et environnemental. »

« Les normes ne sont pas les mêmes en Chine que chez nous », confirme Éric Faujour. Autant dire qu’il n’y en a pas, et que la production s’effectue, là-bas, sans souci de contraintes écologiques, et à un coût de main-d’œuvre sans comparaison avec celui qui prévaut en Europe.

Commentaires

1. Le lundi, 23 décembre 2019, 08:39 par fyfy

Mais c'est pas possible; de l'argent de l'état, combien de temps faudra t'il payer les erreurs des 68 ards;

on paît leurs erreurs, leurs retraites, et en plus il faut partir de france pour gagner sa vie. C'est ça la republique ?

2. Le mardi, 24 décembre 2019, 12:49 par Le Bébert de la Fonderie

Commentaire de communiste pur et dur ; à exiler illico vers ces contrées où Karl Marx et autres prêcheurs de cette morale communautariste et "religieuse" ont encore vigueur.

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