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L'aluminium de Sabart : un passé glorieux et un avenir radieux

La Dépêche - Dans le four de maintien, deux ouvriers sortent une pincée d'alliage avant de la moduler / Photos DDM, B.H. 1 3 2 4

l'essentiel Une journée «portes ouvertes» était organisée hier sur le site de Sabart Aéro Tech à Tarascon-sur-Ariège, à l'occasion des 90 ans de l'industrie de l'aluminium dans la vallée.

À Sabart, la filière aluminium est une vieille dame. 90 ans d'existence, avec des hauts et des bas. Neuf décennies après la coulée du premier lingot, l'industriel chinois Jinjiang Group a repris le flambeau de l'activité. Chez Sabart Aéro Tech, digne héritier du géant disparu Péchiney, l'aluminium est la raison de vivre. Hier, la petite unité de production a largement ouvert ses portes aux «anciens», ceux qui avaient connu les grandes heures de cette singulière métallurgie, et aux enfants des écoles.

Comme s'il s'agissait de transmettre un pan de l'histoire, ou de ne pas oublier le passé pour construire le futur. Sur le vaste terre-plein, les organisateurs de l'événement ont mis d'emblée les visiteurs en condition. Quelques lourdes billes d'aluminium d'un gris doux trônent devant la maquette d'une fusée ou d'une pièce de train d'atterrissage. Guide d'un jour, Sébastien Collin, accompagne un petit groupe de visiteurs curieux. «Ce que vous voyez là, c'est l'éclisse d'un train d'atterrissage !» La pièce forgée dans l'alliage de Sabart donne une idée parfaite du savoir-faire local. «Nous nous devons de fournir un alliage sans défaut et présentant toutes les qualités de résistance ou d'élasticité», explique-t-il avant de s'enfoncer vers la «cuisine» de la fonderie.

Là, sous un vaste hangar à l'ossature métallique, l'aluminium brut n'attend plus que son assaisonnement de chrome, de zinc, de cuivre, de zirconium ou de manganèse dans des proportions savamment tenues secrètes. Les métaux, pesés si possible au gramme près, prendront ensuite la direction d'un four de fusion pour être portés à 770 °C. L'alchimie du feu fera le reste.

Des fours chauffés au fuel lourd sortent quelques heures plus tard un liquide rougeâtre et incandescent. «Vient ensuite l'étape du coulage», explique un responsable de la production, tandis que deux hommes engoncés dans des tenues ignifugées sortent de la marmite du diable quelques grammes de métal avant de les couler dans un moule souvenir. L'ultime étape arrive après refroidissement complet. Chaque bille passe sous la lame d'une fraiseuse avant de subir un contrôle aux ultrasons. Jugés aptes au service, les alliages partiront chez les sous-traitants de Boeing, de Rolls Royce ou l'Aérospatiale.

Le chiffre : 6 000 Tonnes Produites annuellement. Sabart Aéro Tech est l'un des rares industriels mondiaux à fabriquer des alliages de haute technologie destinés au monde de l'aéronautique ou de la défense.

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