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Les fonderies du Poitou à l'heure de la reprise

Centre Presse -

Un mois après leur reprise par le Britannique Liberty House, la production a repris aux ex-fonderies du Poitou. Pour les syndicats, quelques points d'inquiétude persistent.

Renault a confié de nouvelles pièces à Liberty Engineering Poitou suite à l'incendie d'une fonderie en Bretagne.

On retrouve pratiquement le même niveau de production qu'au début de l'année 2018, se réjouit Serge Rioult, élu CFE CGC à la fonte. Un mois après leur reprise par Liberty House, les ex-fonderies du Poitou, devenues Liberty Engineering Poitou, sont déjà bien relancées.

"On a du mal à suivre a demande"

« Il y a une demande temporairement forte côté fonte, et de nouvelles pièces côté aluminium », explique Philippe Baudon, directeur Europe de Liberty House. Après le placement en redressement judiciaire des deux sites d'Ingrandes et avant l'été, les clients des fonderies reconstituent en effet leurs stocks. Résultat: « On a du mal à suivre, même si on fait mieux que prévu », reconnaît Philippe Baudon. Dans le même temps, une nouvelle organisation se met progressivement en place pour fusionner la hiérarchie des deux sites.

En parallèle, le repreneur doit diversifier leur production, pour ne plus dépendre des commandes de Renault, son principal client, et donc pérenniser leur avenir. « Côté fonte, on a commencé à prendre contact avec des clients pour lancer des opérations concrètes », rapporte Philippe Baudon. Des premières machines pourraient ainsi arriver dès la fin de l'année, dans la perspective de relancer une deuxième ligne de production. La difficulté se situe plus côté aluminium. « On part de plus loin », explique le directeur Europe du groupe. Des rencontres physiques vont prochainement avoir lieu avec de potentiels clients du secteur automobile. Les élus CGT, eux, observent ces promesses avec un regard critique.

"Les investissements se font attendre"

Les responsables syndicaux des quatre sites rachetés en un an par Liberty House en France se sont rencontrés ce mercredi 5 juin. Ils dressent le même constat: « Partout, les investissements se font attendre », résume Jean-Philippe Juin, élu CGT à l'alu. Il pointe également des difficultés de trésorerie qui persistent et bloquent l'achat de pièces de rechange. « Il s'agit de contraintes administratives chez nous et chez nos fournisseurs », assure de son côté Philippe Baudon. Dans la salle de pause des fonderies, une salariée résume, fataliste: « On verra ce qu'on devient dans quatre ans. »

Commentaires

1. Le jeudi, 6 juin 2019, 09:25 par Bernard CHABANNE

Et voilà, retour 20 Ans en arrière!!!!

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