la fonderie et piwi

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Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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Au théatre !!! à la cartoucherie : les Ateliers Thomé-­Génot, dans la vallée de la Meuse,

La Formule du bonheur - théatre - Pièce de Rainer Sievert, par la Compagnie Free Entrance, du 3 au 14 avril au Théâtre du Soleil (Cartoucherie – Paris 12e). 16-12-10 euros.

À l’automne 2006, la dernière grande forge de Nouzonville, les Ateliers Thomé-­Génot, dans la vallée de la Meuse, est liquidée, avec la perte programmée d’un millier d’emplois étalée sur quinze ans, après avoir été reprise par un fonds de pension US. Une fonderie qui, parmi une quarantaine d’autres, structurait toute la vie d’une vallée jusqu’au milieu des années 1970. Cinq ou six générations d’ouvriers s’y sont succédé.

Rapaces de la mondialisation

Après avoir racheté l’entreprise pour un euro symbolique, le fonds de pension étatsunien pille les machines, le savoir-faire, les brevets, la trésorerie... avant de la liquider. L’entreprise ne comptait plus que 280 salariéEs, qui obtiendront une condamnation des repreneurs en septembre 2009, mais les dirigeants condamnés étaient depuis longtemps réfugiés aux États-Unis. Et leur extradition demandée sans succès.

Dans Silence dans la vallée, issu d’une série documentaire consacrée au monde du travail, avec également 300 jours de ­colère, les Prolos et Femmes précaires, Marcel Trillat avait montré le désarroi d’une collectivité dépassée par la mondialisation, la financiarisation du capital et les restructurations qu’elles engendrent.

Dans sa pièce, Rainer Sievert nous aide à comprendre ce qui s’est passé. Le désespoir du chef d’entreprise historique qui tente de sauver l’entreprise, les manœuvres du repreneur... Et la disparition de l’entreprise, emportée par le tourbillon de la mondialisation et des rapaces qu’elle engendre. Une histoire malheureusement ordinaire que l’auteur de la pièce a choisi de raconter en mêlant ironie et tragédie. Mais aussi une bonne façon de montrer que « la crise », « la mondialisation » ne sont pas des fatalités, des catastrophes « naturelles », mais des batailles économiques, sociales, qui sont menées par des hommes, des femmes, des classes sociales. Et dont l’issue n’est donc pas inéluctable…

Robert Pelletier

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