la fonderie et piwi

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Saint-Gobain Pont-à-Mousson : des craintes et des brevets menacés

Le Républicain Lorrain Les 2 000 salariés lorrains du groupe Saint-Gobain Pont-à-Mousson s’inquiètent de la possible cession de 60 % de leur usine au chinois Xin-Xing. Ils veulent surtout connaître les vraies motivations du groupe acquéreur. Le personnel attend des réponses le 23 avril au comité central extraordinaire. Actuellement, la direction n’a pas beaucoup de tuyaux à confier aux représentants du personnel. Photo L’Est Républicain /Fred MARVAUX « Dans les bureaux, on a commencé à traduire nos prénoms en chinois. Il vaut mieux aborder ça avec humour, finalement… C’est une manière d’exorciser nos inquiétudes. » À la sortie de l’usine, le long de l’avenue Victor-Claude, les salariés de la fonderie de Blénod-lès-Pont-à-Mousson s’amusent à comparer leurs ressentis. Patrick, à l’approche de la soixantaine, se fait le porte-parole de ceux qui rejoignent ses craintes, mais préfèrent ne pas s’exposer dans les déclarations.

La crainte de la vente de Saint-Gobain PAM au groupe chinois Xin-Xing (nos dernières éditions) alimente toutes les interrogations depuis une semaine. « On ne sait pas grand-chose sinon que ce n’est en aucun cas une bonne nouvelle », poursuit le salarié des fonderies. Alex raconte son angoisse de « vivre dans l’attente », pendant que Denis hausse les épaules avec une palpable amertume en s’engouffrant dans sa voiture. Ici et là, on cite en vrac des exemples d’usines ayant fermé leurs portes ou réduit leurs activités depuis l’entrée au capital d’investisseurs étrangers.

« Les Chinois s’intéressent aux brevets, c’est tout » Dans l’attente du prochain comité central d’entreprise, le 23 avril, le personnel s’en remet aux syndicats, à l’origine de l’annonce. Du côté de la direction, on a visiblement choisi de fermer les vannes de la communication. « Rien de nouveau à dire », fait-on savoir au siège parisien. « Mi-février a été annoncé notre souhait de rechercher de nouveaux partenaires potentiels. La réflexion est lancée, nous n’en sommes qu’au début, il est trop tôt pour entrer dans le détail », fait savoir la direction.

Les élus de gauche du secteur sont montés au créneau pour réclamer une nationalisation « Nous vivons dans une république parlementaire, le PDG de Saint-Gobain doit maintenant parler aux députés et sénateurs, et le ministre doit faire en sorte que cette rencontre se tienne », considère l’ex-député de Meurthe-et-Moselle Jean-Yves Le Déaut.

Se pose en filigrane la question du savoir-faire à la française. Le Déaut met les pieds dans le plat : « Les futurs acquéreurs chinois peuvent avoir pour seul objet de récupérer les brevets de fabrication. » L’hypothèse nourrit toutes les craintes. « Cela coûterait moins cher de les fabriquer à l’étranger », poursuit Kevin Boltz, patron du bar « Le Django », en face des fonderies. « Tous nos clients en sont convaincus : les Chinois s’intéressent aux brevets, c’est tout. »

Commentaires

1. Le mercredi, 10 avril 2019, 13:45 par bp

Pont à Mousson, un des derniers fleurons de l’industrie française ,voire mondiale, qui risque de passer sous pavillon chinois …

Comment l’Europe peut elle protéger ses acquis quand elle est incapable de prendre des décisions pour son avenir !!

Et on s’étonnera qu’il y ait de plus en plus d’eurosceptiques ..

2. Le mercredi, 10 avril 2019, 23:56 par Le Bébert de la Fonderie

Manoir Industries est passé, si je ne me trompe pas, sous pavillon chinois, racheté par un de leur assez petit client et l'entreprise, qui était un peu en déroute, est repartie du bon pied : investissements, nouveaux marchés, satisfaction du personnel quelques mois après la reprise...
Cela ne signifie pas que je suis pour le passage de PAM sous pavillon chinois, car je ne connais pratiquement pas le dossier qui est très certainement différent de Manoir Industries, mais il me semble important de peser le pour et le contre.
A discuter avec tous les spécialistes qui connaissent bien.

3. Le jeudi, 11 avril 2019, 07:15 par Mèkilékon

Les eurosceptiques, en général, ne sont pas opposés à l'Europe...mais à cette Europe là, qui s'avère incapable

voire complice, de nous défendre économiquement, militairement, politiquement face à la Chine, aux USA,

etc.

Il serait temps de tout remettre à plat et prendre les décisions qui s'imposent

(Royaume-Uni = dehors !! et surement qq autres qui ne jouent pas le jeu du coté de l'Europe de l'Est!!)

 

PIWI souscrit .

4. Le vendredi, 12 avril 2019, 16:21 par olivier jacquin

Dans le cadre de la séance de questions au gouvernement, le sénateur Olivier Jacquin annonce qu’il interrogera, ce jeudi après-midi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur la situation de Saint-Gobain PAM, « comme l’ont fait Dominique Potier et Caroline Fiat mardi à l’Assemblée nationale. »

Estimant que « les réponses apportées par le ministre étaient insatisfaisantes », Olivier Jacquin ajoute : « Il ne convie les élus lorrains qu’après sa rencontre avec le PDG de Saint-Gobain, sans même nous dire en amont qu’elles seront ses lignes rouges lors de son entretien avec Pierre-André de Chalendar. Considère-t-il la filière canalisation, qui produit nos réseaux d’eau, comme stratégique pour l’Europe ? De quelles informations dispose-t-il quant à la santé financière du groupe Saint-Gobain qui justifierait qu’il se sépare du site de Pont-à-Mousson ?

Comment compte-t-il utiliser les leviers dont il dispose, notamment avec les fonds européens, pour contribuer à une modernisation du site et éviter une délocalisation désastreuse pour notre économie, pour l’emploi, pour le pays et donc éviter la perte des brevets et des savoir-faire historiques de la fonderie ? » Le sénateur conclut : « Il n’est pas tolérable que nous perdions ce fleuron mondialement reconnu qui fait la fierté de notre territoire et des 2.000 salariés concernés. »

5. Le dimanche, 14 avril 2019, 19:17 par Graindesel

Apparemment ST-GOBAIN (verre et autres) ne renverrait pas "l'ascenseur" à PAM SA (Fonderies) si soucis financiers il y a !

Dans l'autre sens, il y a un certain temps, la "main avait été tendue" !!

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