la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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Mon entreprise m'a libéré(e)

A l'opposé des structures traditionnelles très hiérarchisées, des sociétés ont décidé d'accorder confiance et autonomie à leurs collaborateurs. Une révolution managériale et sociétale.

Fini la méfiance et le flicage. Place à la confiance et à l'autonomie. Le n+1 est absent. Le n+2, introuvable. Le patron, disparu. Pas un chefaillon dans ce bureau confortablement moquetté pour énumérer à la base les ordres qu'elle doit exécuter. Pas de boss pour valider sa semaine de congés payés. Personne pour surveiller que le travail est fait. Et pourtant, il est fait. Mieux, même : il est bien fait. Depuis quelques années, des chefs d'entreprise font un pari un peu fou : libérer leur boîte. "Chacun est coresponsable du bon fonctionnement de l'entreprise", explique Alexandre Gérard, l'un des principaux acteurs de ce nouveau mode de management en France. Voilà près de dix ans que le fondateur du groupe Inov-On s'est engagé sur la voie de la libération. Alors que la crise financière de 2009 frappe durement sa société, il rencontre Jean-François Zobrist, à la tête de la fonderie Favi et pionnier de la libération. "L'objectif du patron, c'est le bonheur des salariés. Et le bonheur des salariés, c'est qu'on leur foute la paix", dit-il. Qu'on arrête de les infantiliser. Qu'on cesse de les penser irresponsables.

"Révéler l'immense potentiel de chacun"

Au sein de l'entreprise libérée, chacun prend des initiatives, chacun est considéré comme un adulte. L'épanouissement personnel et la qualité de vie au travail sont favorisés. "Et l'on découvre qu'il n'y a rien de tel pour susciter une réelle motivation et révéler l'immense potentiel de chacun, salariés comme dirigeants", résume Isaac Getz, professeur à l'ESCP Europe et spécialiste du sujet, dans son livre Liberté & Cie, quand la liberté des salariés fait le succès de l'entreprise (Flammarion, 483 pages). A l'heure des burn-out en série et de la souffrance au travail, le boulot est majoritairement vécu comme un fardeau.

Seuls 6 % des salariés français sont "activement engagés", hautement impliqués et enthousiastes dans leurs fonctions et sur leur lieu de travail, vecteurs de performance et d'innovation, selon le dernier sondage Gallup. Pire : 25 % se disent "complètement désengagés", malheureux au travail et frustrés que leurs besoins ne soient pas satisfaits, démotivés, voire toxiques. Responsable de l'antenne de RecycLivre à Strasbourg, Charlie, 35 ans, constate tous les jours les effets positifs de l'entreprise libérée : "Il y a un réel plaisir au travail, les gens se sentent impliqués, ils veulent innover. Les arrêts maladie sont très rares", raconte-t-il. Arrivé dans la société de vente de livres d'occasion fondée par David Lorrain il y a un peu plus de deux ans, Charlie avoue avoir été déconcerté au départ.

"Ce n'est pas forcément facile de se saisir de la liberté. Les premiers temps, j'appelais David pour savoir si j'avais le droit de faire ci ou ça. Quand je lui demandais : "Tu en penses quoi ?", il me répondait : "Et toi, tu en penses quoi ?"Je peux faire les choix qui me semblent bons pour l'entreprise. Chacun s'est approprié le projet, tout est transparent et accessible. L'initiative est encouragée et nous avons le droit à l'erreur", détaille Charlie. Cette confiance en l'humain, de plus en plus d'organisations décident de s'y adonner et se mettent en marche vers la libération. De grosses structures, comme Decathlon ou Kiabi, des PME, des collectivités... "Des milliers de boîtes expérimentent", indique Alexandre Gérard, rappelant qu'il s'agit d'un cheminement, jamais d'un état figé. "Un changement de croyance est en train de se diffuser dans la société. Je suis convaincu qu'un jour, ce sera la norme."

Commentaires

1. Le vendredi, 3 mai 2019, 10:23 par Mèkilékon

Parce que mes confrères Fondeurs et moi-mème ne sommes pas que des "bourrins" ne voyant pas plus loin que leur métier, je leur propose un autre regard sur la révolution numérique et son corollaire l'IA (intelligence artificielle) que nous vivons quotidiennement dans notre vie et particulièrement dans notre profession : celui de Eric Sadin.

https://www.youtube.com/watch?v=Vze...

Ca ne peut faire que du bien d'entendre d'autres discours que ceux que l'on entend à longueur de journée sur cette évolution.

Après à chacun de se faire son opinion.

 

Piwi : "Merci on va lire ca"

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