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Diesel : réunion de crise à Bercy

Les echos Dans l'usine Bosch de Rodez (Aveyron), qui fabrique des injecteurs diesel, 300 emplois sont menacés par la chute du diesel - Rémy Gabalda/AFP Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, réunit ce lundi matin les acteurs de l'automobile en France, en présence des présidents de région. Objectif : éviter des milliers de suppressions d'emplois liées à la transformation de l'industrie.

Eviter le bain de sang. Tout faire pour éviter d'avoir à jouer les pompiers chaque mois, au secours de milliers de salariés sacrifiés sur l'autel de la chute du diesel. Pour « mieux articuler la transformation de la filière industrielle automobile », selon un porte-parole de Bercy, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, va réunir ce lundi les acteurs du secteur, constructeurs et équipementiers, en présence des organisations syndicales et des présidents de région. « Il s'agit de voir comment accompagner les entreprises dans la reconversion de leurs sites, évaluer les compétences dont elles auront besoin, mais aussi préparer le futur avec les infrastructures nécessaires au véhicule du futur, par exemple », explique ce porte-parole.

5.500 emplois menacés à court terme Le sujet n'est pas nouveau, mais il s'accélère. L'industrie automobile est confrontée à une pression réglementaire croissante qui la contraint à se transformer en profondeur. A Genève, début mars, les conséquences sur l'emploi des contraintes CO2 européennes étaient sur toutes les lèvres .

À LIRE AUSSI Chute du diesel : 10.000 à 15.000 emplois menacés en France Dans la filière diesel, l'hécatombe a commencé. Cette motorisation, qui représentait 55 % des ventes de véhicules neufs en 2012 en Europe, est tombée à 36 % en 2018. En France, la chute est encore plus vertigineuse, de 73 % en 2012 à 39 % l'an dernier. Selon une étude de l'Observatoire de la métallurgie publiée fin novembre 2018, 10.000 à 15.000 postes sont directement menacés à court terme sur les 37.500 que compte la filière dans l'Hexagone. Soit près de 300 établissements, dont 6 « en crise avérée à traiter d'urgence » et une trentaine « très fragilisés », sous le coup d'une « menace grave et imminente », représentant 5.500 emplois.

Aggravation depuis le début de l'année Si les difficultés de certaines, comme celles de l'usine Bosch de Rodez (Aveyron), sont identifiées de longue date, d'autres ont éclaté au grand jour depuis, comme celles des Fonderies du Poitou (Saint Jean Industries et Fonderie Fonte) - qui occupent déjà bien l'exécutif.

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« Depuis le début de l'année, nous avons noté une certaine augmentation du nombre d'entreprises qui signalent des difficultés et qui ont besoin d'être accompagnées », relève Marc Mortureux, directeur général de la Plateforme automobile (PFA), que préside Luc Chatel. Certains, comme l'américain Delphi à Blois (Loir-et-Cher), ont identifié la menace de longue date et tenté une reconversion. Mais d'autres se sont laissé surprendre. « L'introduction des nouvelles normes WLTP le 1er septembre leur a permis de maintenir leurs ventes jusqu'à l'été dernier, et leur carnet de commandes commence à s'assécher maintenant », explique Eric Vidal, représentant CFE-CGC au Comité stratégique de la filière automobile.

Urgence de la situation Selon lui, environ la moitié des sociétés menacées sont de grosses ETI, employant plusieurs centaines de salariés. Et beaucoup (la moitié également) sont des filiales de groupes étrangers. Elles sont réparties sur toute la France, « dans les Hauts-de-France, le Grand Est, en Auvergne-Rhône-Alpes », énumère-t-il. « C'est compliqué, car certaines ne connaissent pas la destination finale de leurs productions : elles font du diesel sans le savoir. » D'où l'urgence de la situation. « Le temps file, mais il est vital d'anticiper pour sauver le maximum d'emplois », insiste le syndicaliste.

Anne Feitz

Commentaires

1. Le mardi, 12 mars 2019, 07:02 par bp

DIESEL : Quand les politiques se rendent enfin compte des effets pervers de leurs décisions…

2. Le mardi, 12 mars 2019, 09:20 par JML

Les politiques sont-ils les seuls responsables de cette situation ?


Les constructeurs n'ont-ils pas leur part de responsabilités en ayant poussé pour favoriser le diesel, en ayant triché sur les tests ?


C'est dommage, car le diesel peut être une solution pour celui qui fait beaucoup de route.

Contrairement à ce que beaucoup pensent le moteur à essence émet aussi des particules fines.


Et chaque individu n'est-il pas en partie responsable, en tant que composant de l'opinion publique?

3. Le mardi, 12 mars 2019, 10:31 par Pablo

Et contrairement à ce que beaucoup pensent aussi, les voitures électriques émettent aussi des particules fines,

puisque l'usure des pneumatiques, freins et chaussée créent près de 40mg/km de particules fines.

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