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Socodei va donner une deuxième vie à des déchets nucléaires

Les Echos - Socodei va investir 60 millions d'euros dans la construction d'une nouvelle unité de découpe et de stockage à Codolet (Gard). - Socodei 60 millions d'euros vont être investis dans une unité d'entreposage et de découpe de tubes de grande taille, en vue de leur réutilisation. Filiale d'EDF spécialisée dans les installations de traitement et le recyclage de déchets faiblement radioactifs, Socodei va investir 60 millions d'euros dans la construction d'une nouvelle unité de découpe et de stockage à Codolet (Gard), sur le site nucléaire de Marcoule. Inscrit au contrat de transition écologique Aramon-Gard rhodanien, ce projet industriel vise à offrir une seconde vie aux matériels métalliques de grande taille présents dans les installations nucléaires d'EDF.

Ces tubes guides de grappe, insérés dans les réacteurs nucléaires, entourent les barres de combustibles se trouvant dans la cuve. Leur comportement physique est examiné à chaque arrêt de réacteur. Ils doivent parfois être remplacés. Longs de quatre à cinq mètres, ils seront, dans le futur site, traités, découpés puis fondus. Cette unité, qui « n'a pas à ce jour d'équivalent en France », selon Eric Villatel, directeur de Socodei, permettra de traiter ces objets, ce que les capacités industrielles actuelles ne sont pas en mesure d'assumer. Une attention sera portée sur la fiabilité du matériel et sa capacité à découper des pièces conçues pour être très résistants, précise le dirigeant. Trois ans de travaux Une fois traités, ces tubes permettront principalement de fabriquer des containers pour conditionner d'autres déchets nucléaires. Le reste sera isolé et conditionné dans des colis destinés à être stockés sur les sites de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Cette nouvelle unité, qui doit entrer en service en 2023, après trois ans de travaux, générera un chiffre d'affaires annuel d'environ 4 millions d'euros. Elle s'étendra sur environ 6.000 mètres carrés : 2.000 mètres carrés pour la découpe et 4.000 pour l'entreposage. Une vingtaine d'emplois seront créés. EDF privilégiera des recrutements à bac +2. Le futur site fournira par ailleurs de l'activité à la fonderie que Socodei exploite déjà à Marcoule.

Nucléaire : la production d'EDF face au défi des grands travaux Nucléaire : le réacteur du futur Astrid en suspens Une dizaine d'années seront nécessaires pour assurer le traitement des tubes guides de grappe. « Suivra le traitement des éléments issus du démantèlement, prévu dans la programmation pluriannuelle de l'énergie », ajoute Eric Villatel. Socodei emploi 300 salariés, dont 250 à Codolet. Les 50 autres salariés travaillent dans une base de maintenance à Saint-Dizier et une installation proche de la centrale nucléaire du Bugey, ou sont mobiles pour intervenir directement dans les sites clients. Le chiffre d'affaires de Socodei s'élève à 85 millions d'euros en 2018 et connaît une croissance régulière comprise entre 5 et 10 %. 5.000 salariés travaillent sur le site de Marcoule, notamment au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives ou pour Orano.

Hubert Vialatte

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