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TROIS CANDIDATS À LA REPRISE DES DEUX FONDERIES DU POITOU

(Reuters) - Trois offres de reprise ont été déposées jeudi pour la reprise des deux fonderies du Poitou en redressement judiciaire qui emploient environ 750 salariés, a annoncé jeudi le syndicat CGT.

le groupe américain Sekco

l'Allemand Marcus Schruefer

le groupe britannique Liberty House

Ces trois offres de reprise globale ont été déposées

devant les tribunaux de commerce de Lyon et de Poitiers. Les deux entreprises, la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou et la Fonderie du Poitou Fonte, sont voisines et situées à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne).

Selon le syndicat, le groupe américain Sekco a déposé une offre qui prévoit de conserver 244 salariés sur 343 à la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou qui fabrique des culasses en aluminium pour Renault et 335 sur 406 à la Fonderie du Poitou Fonte qui produit des carters notamment pour Renault.

Sekco demande à Renault d'assurer un volume de commandes sur trois ans d'un montant de 86 millions d'euros par an sur les deux usines (40 et 46 millions d'euros).

La deuxième offre émane de l'Allemand Marcus Schruefer, président d'un fonds d'investissement. Il propose de conserver environ 300 salariés sur 749 et veut mettre Renault à contribution par un volume de commandes sur trois ans d'un montant de 78 millions d'euros (38 et 40 millions d'euros).

Le troisième candidat à la reprise des deux usines est le groupe britannique Liberty House qui avait déjà fait une offre de reprise pour la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou, qui prévoyait un plan social de 125 suppressions d'emplois. Celui-ci a demandé un délai pour formaliser son offre. Elle devait être connue par les représentants du personnel jeudi dans la soirée.

Les tribunaux de commerce concernés avaient fixé à jeudi la date limite pour le dépôt des offres. Ils statueront les 19 et 21 mars.

"Pour nous, ces offres sont insuffisantes et mettent en cause de nombreux emplois", a indiqué à Reuters Géry Bégeault (CGT), secrétaire du CE de Saint-Jean Industries Poitou.

Vendredi dernier, 350 à 400 salariés des deux fonderies s'étaient rendus devant l'usine Renault du Mans (Sarthe) pour revendiquer une reprise des deux sites par le constructeur automobile, leur principal client.

Lundi, les représentants syndicaux du personnel ont été reçus à Bercy en présence de Bruno Moustacchi, manager général redéploiement fournisseurs de Renault.

(Claude Canellas, édité par Danielle Rouquié)

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