Au final, la CGT est sortie de la réunion mi-figue mi-raisin : « Cela a été une réunion compliquée », commentait hier soir Tony Cleppe de la CGT Fonte. De même source, il a surtout été question de la Fonderie Fonte (400 salariés), placée en redressement judiciaire le 12 février dernier et à la recherche d’un repreneur. « On a dit qu’on attendait des réponses concrètes, indique Tony Cleppe. On a finalement abouti à ce que Renault contacte le patron de Liberty (déjà candidat à la reprise de l’Alu NDLR) pour un engagement sur une offre de reprise de la Fonte pour jeudi 28 février. » Jeudi est la dead line pour le dépôt de candidature des repreneurs.

Concernant les garanties d’activité que veulent obtenir les syndicats, rien ne semble encore acquis. « Pour les volumes de pièces, les discussions sont en cours. Pour Renault, il faut une contrepartie avec la levée du blocage des expéditions à la Fonte. Concernant l’Alu, les discussions portent à la fois sur les volumes et les effectifs. Mais il reste un grand flou sur l’ensemble », indique le représentant de la CGT. Le syndicat devait consulter les salariés en soirée pour « une levée partielle » du blocage à la Fonte. Comme un signe de bonne volonté.