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MetaFensch à Uckange : le défi de l’aluminium

le républicain lorrain

La plateforme de recherche MetaFensch, à Uckange près de Thionville, et l’Institut IRT M2P travaillent à l’installation d’une tour d’atomisation capable de réduire les chutes d’aluminium en poudre. VU 1022 FOIS LE 27/01/2019 À 05:00

Neill McDonald, directeur de MetaFensch, devant la tour d’atomisation permettant de produire de la poudre de titane  très prisée par les industriels de la filière aéronautique. Une deuxième tour  est prévue, qui traitera l’aluminium.

Photo Pierre HECKLER Photo HD Neill McDonald, directeur de MetaFensch, devant la tour d’atomisation permettant de produire de la poudre de titane très prisée par les industriels de la filière aéronautique. Une deuxième tour est prévue, qui traitera l’aluminium. Photo Pierre HECKLER

La plateforme de recherche et de développement industriel MétaFensch cultivait l’art de la discrétion depuis la dernière visite de François Hollande en 2016. MétaFensch, c’était le présent de l’ex-Président pour faire oublier un passé glorieux mais révolu. Neill McDonald, l’ingénieur franco-canadien à la tête de cette entité hybride née sur les cendres des hauts fourneaux, ne conteste pas cette « mise sous cloche ». La « respiration était nécessaire dans un contexte de lancement très politisé (et médiatisé) », convient-il. « Et puis, nous avions besoin de mettre en place les derniers investissements au calme. »

14 M€ investis

Depuis la mise en route et les premiers contrats de recherche signés avec de grands groupes internationaux dans les domaines de l’aérospatial et la sidérurgie (Safran, Aubert & Duval, Ascometal, Vallourec…), 14M€ ont été investis : d’abord avec l’acquisition d’un four de fonderie (fusion sous vide), puis d’une tour d’atomisation unique au monde, permettant de produire une poudre de titane extrêmement fine, matière première nécessaire pour les imprimantes 3D, le secteur de l’aéronautique ou les prothèses médicales.

Enfin, autre pièce maîtresse, le four de recyclage titane capable de transformer les chutes d’usinage « habituellement exportées en Russie ou aux États-Unis avant d’être réimportées », en lingots de 120kg à échelle semi-industrielle, directement réexploitables par les industriels.

Des procédés propres Aujourd’hui, MetaFensch aborde un nouveau virage. Fin 2018, une convention a été signée avec l’Institut de recherche technologique matériaux, métallurgie , procédés (IRT M2P) à Metz. Cette collaboration, déjà amorcée avec la création, en juillet, d’un laboratoire commun, va monter en puissance avec la mise en place d’une deuxième tour d’atomisation… pour l’aluminium cette fois. « L’IRT M2P réalise l’investissement, MetaFensch les travaux d’hébergement, détaille Neill McDonald. Des partenaires industriels, en premier lieu Constellium, spécialisé dans la fabrication de produits en aluminium pour les secteurs de l’aérospatial, de l’automobile et de l’emballage, vont se greffer au projet. Coût de l’opération : « entre 2 et 4M€. » Le nouveau four, également dimensionné pour l’acier ou le nickel, devrait être livré en septembre.

Anticiper les attentes Peu encline à démarcher activement d’autres partenaires en Europe jusqu’à présent, la plateforme revoit désormais sa stratégie. Ou plutôt, veut nuancer Neill McDonald, adapte son modèle économique en s’ouvrant à d’autres marchés et en « mutualisant avec d’autres partenaires ». Ses défis de demain ? « Anticiper l’évolution des attentes en matière de produits, d’alliages, de productivité. Avec une attention toute particulière portée à la dimension environnementale. » Le directeur est « convaincu que l’électrification des procédés, et donc les procédés propres, c’est l’avenir ». À Uckange, les fours sont électriques, « sans émission de CO2 et rejets d’oxydes d’azote ou d’oxydes de soufre », assure t’-il.

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