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Boutté Fonderie maintient finalement 17 postes, à Saint-Quentin-Lamotte

Le Courrier Picard 17 postes seront conservés. 28 salariés seront tout de même licenciés. L’unité secondaire va devenir « Aciérie et fonderie de la Haute-Sambre, Saint-Quentin-Lamotte». Les modalités du plan de restructuration engagé chez Boutté Fonderie sont enfin établies, annoncent les représentants du personnel. La dernière réunion du comité d’entreprise, mercredi, s’est terminée sur une note plutôt positive. Dix-sept salariés sur 45 seront repris par la société, alors que la direction évoquait le maintien de quatre postes au minimum.

C’est donc bien plus qu’espéré. Une bonne nouvelle pour les salariés concernés. Ils seront employés sur le site secondaire de Saint-Quentin-Lamotte, là où les services administratifs et commerciaux, et l’équipe chargée de l’imprimante 3D avaient trouvé refuge après l’incendie de l’usine de Beauchamps.

Travail en sous-traitance Cette deuxième unité va d’ailleurs perdre le nom de Boutté Fonderie pour prendre celui de la maison-mère : Aciérie et fonderie de la Haute-Sambre, Saint-Quentin. Elle travaillera en sous-traitance. Les services déjà transférés y resteront, tout comme l’ébarbage et la finition. Ceux qui seront repris conserveront leur ancienneté, leur tarif horaire, leurs acquis, indique Sylvain Pruvot, délégué CGT. En revanche, prévient-il, « ils auront une période d’essai de trois à six mois. Si l’entreprise ne gagne pas d’argent, il y aura une nouvelle vague de départs. »

La plupart des salariés travaillant à la production est licenciée. Ils s’y attendaient. Et sont soulagés d’être enfin fixés sur leur sort. Car l’incertitude commençait à peser. Selon Sylvain Pruvot, « les lettres de licenciements sont parties du site. Ils devraient les recevoir comme cadeau de Noël ! » Cela leur permettra d’engager les démarches nécessaires auprès de Pôle emploi. Ceux qui choisissent le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) toucheront leur solde de tout compte puis 90 % de leur salaire net pendant un an, période durant laquelle ils pourront suivre une formation.

La majorité des salariés était au chômage technique depuis avril. La direction avait demandé la prolongation de cette mesure, fin novembre, mais sa demande n’a pas été acceptée par les services de l’État. Malgré tout, elle s’est engagée à payer les salaires le temps que les licenciements soient actés.

Les riverains de l’usine pointés du doigt L’usine de Boutté Fonderie, à Beauchamps, avait été en partie détruite par une explosion, suivie d’un incendie le 12 avril dernier. Le président de la maison-mère, Aciérie et fonderie de la Haute-Sambre, avait annoncé qu’il envisageait de relancer l’activité. Il y avait finalement renoncé, estimant la projet trop coûteux. D’où le plan social. Pour les salariés, cette décision est la conséquence d’une pétition et de courriers adressés aux autorités par les riverains, qui se plaignaient des nuisances sonores et olfactives. Sylvain Pruvot, délégué CGT, estime que cette action a conduit les services de l’État à imposer une remise aux normes avant toute reprise d’activité, alors que l’entreprise aurait pu faire ces travaux petit à petit.

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