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La fonderie Saint-Jean Industries Poitou en redressement judiciaire

Usine Nouvelle - BORDEAUX (Reuters) -

La fonderie Saint-Jean Industries Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), qui emploie près de 400 salariés dont 50 intérimaires, a été placée jeudi par le tribunal de commerce de Lyon en redressement judiciaire pour la deuxième fois en six ans, a-t-on appris de source syndicale.

Le tribunal a nommé deux administrateurs judiciaires et fixé au 28 janvier 2019 la date limite pour recevoir des offres de reprise du site.

"Nous n'avons plus de trésorerie. Si je veux que mes salariés soient payés en novembre, je dois mettre l'usine en cessation de paiement", a expliqué mercredi le directeur du site sur France Bleu Poitou.

Créée en 1979 par le constructeur automobile français Renault, l'usine, qui était passée dans les mains du groupe Montupet en 2010, avait connu un long conflit social en 2011 après l'annonce d'un plan de compétitivité prévoyant une baisse des salaires de 25% pour éviter la fermeture du site.

   Au final, 400 emplois avaient été sauvés, 70 avaient été supprimés sous forme de départs volontaires et en retraite et FDPA était devenue Saint-Jean Industries Poitou avec pour nouvel actionnaire Saint-Jean Industries, entreprise de la région lyonnaise.

Pour la réussite de la reprise, Renault, seul client de FDPA, avait été sollicité et s'était engagé sur un volume de commandes permettant d'assurer l'activité de l'usine.

Six ans plus tard, l'usine, qui fabrique principalement des culasses pour Renault, son donneur d'ordres à 98%, est à nouveau frappée par la baisse d'activité.

"Baisse d'activité certes mais aussi des investissements qui étaient prévus n'ont pas été faits", regrette le secrétaire CGT du CE, Guy Bégeault, qui souhaiterait comme l'ensemble des salariés que Renault reprenne l'usine.

"Ce serait la meilleure solution. Mais si un autre repreneur sérieux se présente, on ne le repoussera pas, bien entendu. On sait bien qu'il y aura de toute façon une réduction du personnel. Ce qu'on ne veut pas, c'est qu'il y ait des licenciements secs", a dit le syndicaliste à Reuters.

Renault a été sollicité pour apporter de la trésorerie. Selon les syndicats, le constructeur a finalement accepté devant le tribunal de commerce de financer la transition jusqu'à la fin du mois de février.

Les salariés ont observé jeudi une grève de 24 heures. Environ 150 d'entre eux se sont rassemblés devant l'usine. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, est venu les soutenir. En assemblée générale, ils ont voté la reprise du travail à partir de 22h.

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