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Devenez actionnaire de la fonderie Sival (76)

Par Le Courrier Picard Créée après guerre, la fonderie Sival est spécialisée dans la fabrication de pièces complexes en alliages d’aluminium, principalement pour l’industrie aéronautique et ferroviaire. Sauvée de la liquidation en 2015 par Lionel Vicq, son actuel PDG, elle a trouvé une nouvelle dynamique, devenant la figure de proue d’un groupe, qui compte aussi Dubus Industrie, usineur spécialisé implanté à Friville-Escarbotin, et une unité en Hongrie, Aluko, à qui revient les produits à faible valeur ajoutée. __Sival emploie au total 119 personnes, dont 94 en France, et affiche un chiffre d’affaires de 9,2 M €. __ Lionel Vicq espère ainsi fédérer des entrepreneurs ou des particuliers qui souhaitent placer des fonds dans un projet concret et soutenir l’emploi local. Les souscriptions seront prises jusqu’à la mi-décembre.

En 2015, Lionel Vicq avait repris la fonderie Sival, à Eu, mais aussi Dubus Industrie, entreprise centenaire basée à Friville-Escarbotin, également menacée de disparition. Avec ses 30 salariés, celle-ci a une activité complémentaire : l’usinage, également pour le secteur aéronautique et ferroviaire.

Pour aller encore plus loin, les deux entreprises viennent de fusionner, sous le nom de Sival. Ce qui donne plus de visibilité et de cohérence à l’ensemble. Lionel Vicq évoque un pôle intégré qui regroupe fonderie, usinage et contrôle. Il permet de répondre encore mieux aux attentes de leurs clients, en proposant « une offre intégrée de fabrication de pièces complexes à haute valeur ajoutée, en aluminium, du stade de la conception jusqu’à la fabrication ».

Cette fusion n’a pas d’impact sur l’emploi, insiste-t-il, mais devrait au contraire avoir un effet positif sur l’activité. Sival devrait aussi intégrer, dès le 1er janvier 2019, Aluko : l’unité hongroise qui fabrique les produits à faible valeur ajoutée. Selon Lionel Vicq, cela permettra au groupe de renforcer les marges sur cette gamme, d’améliorer sa compétitivité, et de développer sa présence sur le marché de l’Europe de l’est.

Devenir actionnaire d’une entreprise indépendante, pour l’aider à poursuivre son développement. C’est ce que propose le groupe Sival, né de la fonderie du même nom, basée à Eu, à travers un dispositif originale : « le financement participatif en actions négociables. » Accompagnée dans cette démarche par le cabinet conseil CiiB, la direction compte ainsi faire appel à tout un chacun pour procéder à une augmentation de capital d’environ 400 000 euros.

Une réunion est organisée ce vendredi 9 novembre, à Oust-Marest, près de la ville d’Eu, pour expliquer la procédure et donner les éléments nécessaires aux investisseurs potentiels. Le système choisi permet « à des particuliers d’acheter et de revendre leurs actions, via une plateforme, pour une société qui n’est pas coté en bourse. Ils peuvent échanger, de gré à gré », explique Édouard de Maissin, directeur associé de CiiB.

Ce cabinet a fait « une analyse très détaillée » de la situation de Sival, avant de se lancer à ses côtés. « Les gens doivent savoir dans quoi ils investissent . »

Lionel Vicq rappelle que ce dispositif de financement lui a été recommandé par un de ses principaux clients, l’avionneur Safran. « Le but est de renforcer nos fonds propres », pour poursuivre les investissements, obtenir de nouvelles certifications (indispensables dans le secteur de l’aéronautique), « porter l’entreprise au-delà de 2020. » Cela évite aussi, note le PDG, d’être dépendant des banques ou d’un gros actionnaire avide de rendement, qui pourrait « tout chambouler » : « Cela permettra de tenir le cap et de poursuivre le changement d’équation économique de la société, sans rupture. Sival restera autonome. »

X.T.

Réunion d’information vendredi 9 novembre, à 17 h 30, à la pépinière d’entreprises énergies renouvelables, parc d’activités de Gros-Jacques, à Oust-Marest (sur la D925, axe Eu-Abbeville). Plus d’informations sur le site : sival-group.com.

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