la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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Voilà donc l’expérience d’Armelle, une jeune fondeur qui en veut !

Armelle Chiari, une jeune femme de 25 ans, pleine d'engouement et, fondeur !!! avec un parcours peu classique, souhaite nous faire partager son expérience de formation à travers le voyage au sein de la structure des Compagnons du Devoir. “La passion du métier de la fonderie m’est venue pour la première fois à 20 ans lors d’un stage dans une fonderie. Cela n’a duré qu’un mois, mais m’a suffi pour tomber amoureuse du métier. Je ne cesse d’être émerveillée par sa complexité. La perspective de toujours avoir quelque chose à apprendre me passionne ! A la suite de ce stage, j’ai arrêté ma formation BMA Ferronnerie d’Art pour partir dans la fonderie. J’ai effectué mon apprentissage chez un fondeur MOF en Provence à l’atelier 960, centre de formation agréé. Il m’a appris l’exigence que nécessite la réalisation d’un bronze de qualité et l’importance de soigner les détails à chaque étapes. Lors de cette année, j’ai rencontré des personnes passionnées qui avaient à cœur de transmettre leur savoir. Quand mon formateur m’a appris l’existence des fondeurs chez les Compagnons du Devoir, je n’ai pas hésité à me lancer dans l’aventure.

Après avoir contacté les deux compagnons fondeurs présents sur le tour de France, je suis partie en septembre 2016 pour la ville de Strasbourg où l’aventure du tour de France à débutée.

A ce moment, les Compagnons du Devoir m’ont donné l’opportunité de travailler dans une fonderie de cloches où j’ai découvert la technique ancestrale des moules aux trousseaux.

En parallèle de l’entreprise, j’ai approfondi mes connaissances au travers d’une formation personnalisée à mes envies et mise en place par les Compagnons. J’ai ainsi pu passer un CAP Mouleur Noyauteur option Cire Perdue . Durant cette année, j’ai également fait mon travail « d’Adoption » , une pièce que l’on réalise en première année pour partir sur le Tour de France. Pour ce travail, j’ai choisi de réaliser une cloche à partir du profil de l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Un profil de cloche bien étudié pour atteindre la sonorité d’un un Fa5 pour un total de 15 Kg. Lors de ce moment hors du temps j’ai compris que le travail manuel est universel, cet instant restera graver dans ma mémoire.

Ma deuxième année m’a amené à voyager dans la ville d’Angoulême où j’ai travaillé dans une fonderie de sable silico argileux et à prise chimique. Après avoir fait de la fonderie d’art et de cloche, me voilà arrivée dans une notion de série et production plus accentuée. Cela a été une expérience très formatrice.

Cette même année et toujours dans la volonté de parfaire mon apprentissage, j’ai suivi une formation pour le Bac Professionnel Fonderie encore une fois, rendu possible par le fonctionnement Compagnonnique.

Après cette année en production de moules pour petites et moyennes séries, j’ai pris conscience de mon manque d’expérience dans la finition des pièces. En effet, j’avais principalement travaillé sur les étapes en amont de la coulée, mais il me manquait de parfaire la finition des pièces de fonderie, un comble pour une fondeuse !

C’est alors que ma 3ème année de voyage m’amène dans la belle région de la Bretagne. Pour emplir mon expérience, nous avons mis en place avec les Compagnons de Rennes une formation chez un Orfèvre local en plus de mes stages de préparation au CAP Ciselure et de mon emploi dans la fonderie d’art statuaire dans laquelle je travaille à la finition des bronzes (soudure, ciselure, polissage, soclage). Un programme radical pour progresser dans la finitions d’un Bronze. Suite à mon année actuel en Bretagne j’aimerai prendre le temps d’orienter ma formation chez les Compagnons en découvrant la fonderie industrielle, un autre monde de la fonderie où je pourrais me pencher plus sur la métallurgie et envisage de passer mon BTS de fonderie pour conclure une formation bien mouvementée mais complète !

L’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France (AOCDTF) est un milieu dans lequel prime les valeurs humaines et l’entraide. Pour chaque ville, la structure de l’association dispose de maisons de compagnons dans toute la France pour nous accueillir à travers notre territoire. Les Compagnons m’apporte une ouverture sur le monde, le fait de changer d’environnement souvent, donne de l’aisance dans les rapports humains et une adaptation incomparable face à l’inconnu. Je me sens soutenue dans nos maisons, tout d’abord par les jeunes gens passionnés par leur métier avec qui je vis, mais aussi par les Compagnons Sédentaires ainsi que l’équipe responsable qui remue ciel et terre pour que nous, les jeunes, puissions bénéficier de tous les supports possibles pour apprendre.

Seule je n’aurais jamais eu les ressources pour mettre en place de tels programmes. C’est tout ce soutien qui nous donne des ailes et nous permet de devenir compétents dans la pratique de nos métiers.

Je sais que quelque soit mon projet, les Compagnons m’aideront à le réaliser que ce soit l’obtention d’un BTS ou une année à l’étranger. Tout est mis en place pour que ma seule préoccupation soit d’apprendre et progresser dans mon métier.

Je ne regrette pas une seconde le chemin que j’ai choisi, le Compagnonnage a rempli ma vie de défis à relever, d’amitiés et de passion pour la Fonderie.”

Cette année, les Compagnons du Devoir ont intégré 5 jeunes nouveaux fondeurs et espère pouvoir en accueillir bien plus pour la rentrée prochaine…

Liens utiles: • https://www.compagnons-du-devoir.com/

• Monsieur Thomas: ismb@compagnons-du-devoir.com

• Monsieur Jeandonnet-Savy: 06 61 49 07 00, formation.fondeurs@gmail.com

Commentaires

1. Le lundi, 5 août 2019, 16:03 par florent

ne pas passer sous silence que la fonderie est une activité très accidentogène, nécessitant vraiment une bonne formation ! : voir La prévention des risques professionnels dans les fonderies : http://www.officiel-prevention.com/...

2. Le lundi, 5 août 2019, 22:49 par BERNARD MEHUL

j'ai bosser 42 ans en fonderie a vous lire il frauderais toutes les fermer
On est plus aux moyens ages
Et dans les autres corps de métiers également ??????
Arrêter

3. Le mardi, 6 août 2019, 09:07 par piwi

Cher Monsieur Mehul,

Votre propos m'a dans un premier temps interloqué.Je me suis senti visé et mis en cause.Je ne voyais pas ce qui dans ce beau parcours d'Armelle Chiari vous dérangeait.

Si j'ai bien compris, c'est au rédacteur du site officiel des préventions que vous vous adressiez.

Me voilà presque rassuré.

4. Le mardi, 6 août 2019, 22:39 par bm67

Tout a fait, je n'ai rien bien au contraire et je SUIS ravi d'Armelle pour son parcours.

 Si d'autres pouvaient la ou le suivre pour montrer le vrai métier de fondeur.


Bravos à elle

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