À tel point que le chef d’entreprise a, un temps, envisagé déménager. La transaction concernant un site de la petite couronne tourangelle ayant achoppé durant l’hiver, décision a finalement été prise de miser entièrement sur Richelieu.

De quoi faire naître au « petit » du secteur – il pèse toutefois près de 35 % du marché – des ambitions. Près de vingt-cinq embauches sont espérées d’ici à la fin de l’année. Elles s’ajouteront aux quarante-trois techniciens déjà en poste. Objectif : reconquérir le marché de l’automobile – abandonné fin 2015 au lendemain d’un incendie qui avait ravagé l’usine de Toulouse – et « élargir le champ des possibles ».

« Le produit est très léger, ne rouille pas… De nombreux secteurs ne l’exploitent pas », assure Arnaud Henrion. Pas encore. « La seule fonderie familiale à capitaux indépendants » se voit donc bien conquérir le monde depuis la zone de Champigny-Richelieu. Trois cents pièces sortent chaque mois de l’usine Gammatial. Et les cadences risquent de s’accélérer : Airbus prévoit, d’ici à vingt ans, un besoin de 28.000 appareils neufs pour les courts et moyens courriers. pourquoi richelieu et l’aéronautique ?

C’est une question de surface disponible – 12.000 m2 laissés vides par la fermeture de Art et Meubles de France – qui a fini de convaincre le sous-traitant d’investir en Touraine. « Par convenance personnelle aussi -il a auparavant aidé son épouse à redresser le domaine viticole de l’Aulée, à Azay-le-Rideau, NDLR- et de proximité avec les principaux clients, basés en région parisienne », précise Arnaud Henrion.