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Crise du diesel : à Ingrandes, l'avenir de la Fonderie Fonte en question

La Nouvelle République - La Fonderie Fonte, à Ingrandes, emploie 430 personnes en CDI, plus une centaine d’intérimaires. © Photo NR

Ingrandes. La Fonderie du Poitou Fonte (fabricant de carters de moteurs) voit son avenir s’obscurcir avec la crise du diesel. Une mutation rapide s’impose.

La chute du diesel semble inéluctable. L’affaire Volkwagen (ou « dieselgate ») a jeté le discrédit sur toute la filière, qui subit des attaques de toutes parts. L’Europe en a fait son cheval de bataille et a emporté dans son sillage la France, où le secteur pèse lourd (12.000 emplois directs). Fin 2017, le gouvernement a annoncé l’alignement progressif (jusqu’en 2021) de la fiscalité du gazole sur celle de l’essence. Depuis, le prix à la pompe du gazole grimpe, et les consommateurs craignent une forte dévaluation du prix des véhicules diesel à la revente.

Une semaine par mois de chômage partiel Une mutation au pas de charge s’impose. L’État, qui se dit prêt à soutenir, a annoncé début 2018 un « plan d’accompagnement pour la filière diesel ».

Dans la Vienne, une entreprise d’envergure est directement concernée : la Fonderie du Poitou Fonte, à Ingrandes-sur-Vienne. Le fabricant de carters de moteurs – 430 salariés et une petite centaine d’intérimaires – est un spécialiste du diesel (70 % de ses commandes). Autant dire que son avenir à moyen terme s’écrit en pointillés. L’entreprise a pourtant bouclé l’exercice 2017 à l’équilibre, preuve qu’elle est redevenue très compétitive sur le marché. L’opération « redressement » engagée en 2014 par ses nouveaux actionnaires – les industriels français Jérôme Rubinstein et Franco Zaccomer – a payé.

Il y a encore quelques semaines, tous les voyants étaient au vert à Ingrandes. Ce n’est plus vrai aujourd’hui : il y a trois mois, la société a vu ses commandes de carters de moteurs diesel chuter brusquement. Depuis, les salariés observent une semaine de chômage partiel par mois.

« Au rythme où ça va, si l’entreprise n’engage pas une mutation profonde dans les deux ans, elle ne tiendra pas dix ans, expose cet observateur averti sous couvert d’anonymat. Elle s’y prépare mais ne pourra rien faire sans l’État. » Sollicitée, la CGT de l’usine confirme que le dossier est « une source d’inquiétude » en interne : « L’entreprise a deux ans devant elle pour trouver des axes de diversification et pérenniser l’activité du site d’Ingrandes ». “ On a plein de projets de diversification ”

De son côté, le directeur, Roberto Avelli, admet « des inquiétudes », mais assure qu’il n’y a pas le feu à la maison. « D’une part, nous croyons toujours en l’avenir du diesel pour les moteurs de grosses cylindrées et de véhicules utilitaires. C’est un gros marché, sur lequel on est très compétitif. D’autre part, nous travaillons sur des pistes de diversification de notre production. L’idée est de produire d’autres pièces en fonte, dans le secteur automobile mais pas seulement. On a plein de projets ! »

Roberto Avelli n’en dit pas plus pour l’instant. « Ce n’est pas mûr. » Il précise simplement que l’entreprise aura besoin de l’«accompagnement » de l’État pour « adapter (ses) lignes de production ». Or, « à ce jour, on n’a aucun retour du ministère des Finances sur le plan annoncé ». La Fonte ne doit pas traîner.

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