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PSA amorce son retrait d'Iran

Les Echos - Peugeot a vendu l'an dernier 444.600 véhicules en Iran, essentiellement des 206 (photo) et des 405 assemblées par son partenaire local. - AFP Après la décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, PSA a annoncé lundi qu'il démarrait la suspension de ses JV dans le pays.

Marche arrière toute

. La perspective de sanctions américaines, suite au retrait par Donald Trump de l'accord sur le nucléaire iranien, a eu raison des belles ambitions de PSA au pays des Mollahs. Le groupe a annoncé lundi avoir amorcé le processus de suspension des activités de ses coentreprises dans le pays. Si les sociétés ont jusqu'au 6 août pour se conformer à la loi américaine, PSA a préféré prendre les devants, compte tenu des délais nécessaires pour mettre à l'arrêt les unités de production.

Dérogation peu probable « En parallèle nous demandons une dérogation aux autorités américaines, avec le support du gouvernement français », explique-t-on chez le constructeur. Dans les faits, comme l'estimait récemment le PDG de Total, Patrick Pouyanné, la probabilité d'obtenir une telle dérogation semble extrêmement faible.

Iran : PSA, Renault et Total face au risque de sanctions

PSA avait pourtant misé gros sur l'Iran , depuis la fin des sanctions américaines en 2016. Après avoir été contraint de plier bagage en 2012 par General Motors, l'un de ses actionnaires de l'époque, le groupe avait fait des pieds et des mains pour y revenir. Il avait constitué dès 2016 des coentreprises à 50/50 avec des acteurs locaux, Iran Khodro pour Peugeot et Saipa pour Citroën, afin de monter en puissance sur place, moyennant un investissement total dans les usines et la distribution alors estimé à 1 milliard d'euros sur cinq ans. Avec des objectifs ambitieux : 200.000 unités pour Peugeot, et 150.000 pour Citroën en 2021.

Pas d'impact L'an dernier, PSA a vendu 444.600 véhicules en Iran, essentiellement des Peugeot 206 et 405, quasiment toutes assemblées par son partenaire Khodro, avec des pièces achetées localement : les activités du groupe en Iran pèsent aujourd'hui moins de 1 % de son chiffre d'affaires, indique le constructeur, ce qui lui permet d'affirmer que ce retrait n'aura pas d'impact sur ses objectifs financiers.

Commentaires

1. Le mardi, 5 juin 2018, 12:50 par grillon pierre françois

C'est rigolo on nous a vendu l'europe comme aussi un contre balancier à l’hégémonie américaine et en fait il n'en est rien
Il y aurait comme une tromperie sur la marchandise de l'Europe. Oui il faut faire l'Europe mais pas qu'elle soit esclave des décision américaine si non il n'y a pas d'équilibre. Aujourd'hui le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou qui vient à Paris et dans les grandes capitales Européennes pour nous dire ce que l'on doit faire. Alors que lui il colonise des territoires qui n'appartiennent pas à Israel (ONU)et l'Europe se tait, Ils enferment les Palestiniens dans des camps comme l'avait fait en son temps l'Amérique avec les indiens mais ce sont des pratiques d'un autre siècle. En Europe la decolonization à commencé depuis bien longtemps (Vietnam, Algérie, etc...) et elle continue et c'est bien normal avec la Nouvelle Calédonie. Je ne vois pas au nom de quoi Peugeot ou Total devraient être empêché de faire des affaires avec l'Iran.

2. Le mardi, 5 juin 2018, 14:31 par grillon pierre françois

PSA ne vend pratiquement pas de voiture aux Etats unis alors pourquoi avoir peur. Je pense que la raison est ailleurs

3. Le mercredi, 6 juin 2018, 21:40 par Squivit

Etonnant compte tenu des très fortes relations historiques entre l'Iran et PSA. Quid des mises en place Renaut ?

4. Le jeudi, 7 juin 2018, 09:24 par Le Bébert de la Fonderie

Oui, j'avais voté à mille pour cent pour l'Europe, justement pour "damer le pion" aux Etats-Unis qui prenaient beaucoup trop d'importance dans la domination mondiale...
Quelle déception.
Ne pas avoir réussi à fédérer du fait des égoïsmes d'un certain nombre de pays qui la compose est un grand dommage et pourtant, l'Allemagne, l'Espagne... ont ce type d'organisation interne.
Que fait Bruxelles qui nous coûte une fortune ?
Ce sont tous des "politicards" qui sont sur une autre planète que celle du pragmatisme, du concret, de l'efficace... mais aussi de la bienveillance pour trouver des solutions et construire un certain avenir...

5. Le samedi, 9 juin 2018, 07:49 par le Garage

PSA, la retraite d’Iran
La pistache est amère. En réaction aux nouvelles sanctions américaines envers l’Iran, PSA a entamé à contre coeur son retrait d’un pays qui était devenu son premier marché à l’étranger. Pour le constructeur français qui tâche de réduire sa dépendance à l’Europe, c’est un vrai coup dur.

Carlos Tavares et son état-major avaient commencé à investir lourdement sur place, et comptaient créer en Iran une vraie place industrielle capable d’inonder les marchés voisins. C’était le “risque pays”, dirait le patron de PSA

6. Le samedi, 9 juin 2018, 10:56 par Squivit

L'explication du retrait de PSA viendrait des intérêts de Faurecia (PSA) aux Etats Unis qui sont supérieurs aux intérêts de PSA en Iran.

7. Le samedi, 9 juin 2018, 19:18 par Mèkilékon

Comme mes 2 prédécesseurs, je déplore l'impuissance totale de cette pseudo-union européenne, qui n'a d'égal que sa suffisance à vouloir parler au même niveau que ses concurrents économiques et politiques.
L'Europe n'existe pas (au sens d'une réelle et franche union des pays et peuples qui la composent). Mon avis est qu'elle n'existera JAMAIS. Point barre.

Comme lu dans un forum : "Comme un poisson, l’Europe pourrit par la tête."

A vouloir à tout prix intégrer des pays qui ne sont pas capables ou n'ont pas la réelle volonté de faire partie du projet, qui ont de gros écarts en termes sociaux, économiques, politique voire historique (ressentiments envers d'autres pays européens, histoire, traditions, intentions cachées) on a dévoyé cet idée, cette vision généreuse d'une Europe des pays et surtout des peuples.

Comme une équipe de foot où chacun jouerait sa propre partition, au détriment du collectif. Ca ne peut pas marcher.
Ajoutons-y une technocratie-bureaucratie à mille lieues des attentes réelles des européens, de la réalité de leur vie, et vous avez tout pour faire naitre un sentiment de plus en plus prégnant d'une Europe inutile.
D'où le succès de ce que l'on nomme les populismes, en réaction normale à cette incapacité crasse, ce sabotage d'une grande idée.

Et cela restera une utopie. Et pendant que les européens se chamaillent, se font une vive concurrence entre eux, nos concurrents se frottent les mains et en profitent.

Une dernière citation à laquelle on ne peut que souscrire :
"”La construction européenne a été et demeure à tout jamais une escroquerie intellectuelle et morale… L’Europe est une imbécilité pour peuples paresseux et un paradis pour les donneurs de leçons !”

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