Le groupe britannique était le seul à avoir déposé une offre ferme pour reprendre le dernier fabricant français de jantes en aluminium pour l'automobile, en difficulté depuis janvier dernier

En redressement judiciaire depuis le 22 janvier, le fabricant de jantes auto AR Industries, ex-Française de Roues, était contrôlé par le holding de Thierry Morin, ancien dirigeant de Valeo.

Liberty a annoncé dans un communiqué un plan de redressement sur trois ans pour le site de Châteauroux, "incluant un programme d'investissements en matière d'équipements d'ingénierie de pointe ainsi que des améliorations des standards de sécurité et de qualité, et enfin un développement de la base clientèle".

Le ministre français de l'Economie et des finances Bruno Lemaire s'est félicité dans un communiqué de la reprise d'AR Industries. Il a salué l'"offre de reprise très sérieuse" de Liberty House ainsi que "le soutien apporté par les constructeurs automobiles français et par l'Etat à cette offre comme l'attitude particulièrement responsable des salariés de l'entreprise tout au long de ces procédures".

Contrôlé par l'homme d'affaires indien Sanjeev Gupta, GFG était en concurrence avec trois autres industriels et un groupe financier. Parmi eux, l'équipementier automobile chinois Citic Dicastal avait demandé un délai pour affiner son offre mais le tribunal avait refusé.

GFG est un conglomérat de 12.500 personnes, présent dans l'industrie, l'énergie, et les aciéries. "Nous souhaitons investir en France, en reliant AR Industries à son principal fournisseur, la fonderie Rio Tinto, ex-Péchiney, à Dunkerque", a exposé Philippe Baudon, directeur général de GFG en France.

Pour Sanjeev Gupta, la reprise d'AR Industries est "une étape majeure" pour son implantation en France. Si la reprise se concrétise, GFG annonce un investissement d'1,4 million d'euros dès 2018, puis une mise à niveau de l'outil industriel de 2 millions par an.

"L'acquisition d'ARI, fabricant de jantes pour Renault/Nissan et PSA, sera le pendant d'une usine de jantes, avec laquelle elle travaillerait en parallèle, que Liberty prévoit d'ouvrir près de sa fonderie d'aluminium à Fort William, en Ecosse. Liberty souhaite pouvoir satisfaire le quart de la demande domestique totale des constructeurs automobiles britanniques grâce à cette usine écossaise", a indiqué le groupe GFG.