Pour les jeunes une entreprise qui a une conscience environnementale et qui accorde une grande place à l’être humain est l’entreprise idéale de demain. La définition du bonheur est propre à chaque jeune, mais ils se rejoignent sur les fondamentaux qu’ils attendent d’une entreprise. Les entreprises devant désormais mobiliser le capital humain au cœur de leur stratégie et parler de Richesses Humaines plutôt que de Ressources Humaines.

Les entreprises ont entendu le message. Elles débordent d’idées pour motiver et impliquer leurs salariés, car un collaborateur heureux est 43% plus productif et 86% plus créatif et innovant d’après Hay Group et l’Université de Berkeley. Il y a un gros marché : le bonheur au travail permet à une entreprise d’être plus productive. Ainsi, installer du bonheur au travail serait donc un acte intéressé des chefs d’entreprise ? Qui de l’employeur ou de l’employé a été le premier à vouloir faire bouger les lignes ? J’ai cette sensation de surenchères, que cette séduction est devenue un jeu où chacun y voit son propre intérêt.

J’observe que pour les 18-30 ans l’économie sociale et solidaire et ses entreprises répondent à leurs attentes en termes d’emploi. En plus d’un management responsable, les entreprises doivent être porteuses d’une promesse, celle d’une utilité sociale. Cette génération est en quête de sens, ils aiment l’idée de pouvoir être utile. C’est une autre façon de travailler.

L’ESS représente 2,3 millions de salariés dans plus de 200 000 établissements, cela représente 10% de l’emploi en France. C’est un secteur où il ferait bon de travailler car les talents de demain recherchent avant tout un métier qui fait du sens à leurs yeux. Le bonheur au travail est possible. A celui qui lui donne du sens. Dans l’ESS les bénéfices sont prioritairement destinés à pérenniser les emplois. Les jeunes diplômés cherchent à s’épanouir dans des métiers en phase avec leurs valeurs et dans lesquels ils peuvent travailler avec autonomie et vision complète.

Avec plus de 40 000 projets professionnels accompagnés en 10 ans, on en déduit évidement que le bonheur est personnel, les convictions sont individuelles, mais que chacun à sa place au sein d’une... ou de son entreprise.