la fonderie et piwi

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En Mayenne. 40 entreprises vont s’ouvrir au public dnt Saint Jean Industries

Ouest France -

Du 26 mars au 14 avril 2018, quarante entreprises ouvriront leurs portes aux visiteurs. C’est une première pour Saint Jean Industries, une fonderie basée à Changé, qui ne cesse de se réinventer. Jean-Jacques Lucas (à gauche) vient saluer un opérateur. Il se chargera d’une partie des visites du site changéen, organisées par Industrielle Attitude. | Samuel BigotOuest-France

Jeudi 1er mars 2018, le rendez-vous a été fixé, zone des Dahinières, à Changé. Pas évident de trouver le site de la fonderie, rachetée en 2012 par le groupe Saint Jean Industries (SJI), où les fourneaux tournent jusqu’à 1 500°C. « L’entreprise a un manque de notoriété, au niveau local, justifie Gwenaël Plisson, responsable commercial (jeune, dynamique, passionné et sémillant ESFF). Depuis mon arrivée, il y a deux ans, c’est aussi mon rôle de la faire à nouveau connaître. »

Car l’histoire de l’usine est riche de rebondissements. Créée dans l’entre-deux-guerres, elle se situe alors « en dessous du viaduc », dans le centre-ville de Laval. Après la Seconde guerre mondiale, elle se démarque par son innovation : un procédé de moulage nommé « croning ». Gwenaël Plisson l’explique : « Un mélange de sable et résine est injecté à un moule métallique, chauffé à 270°C. Par polymérisation, le sable durcit. La demi-carapace obtenue est assemblée à sa jumelle. C’est à l’intérieur de ce moule qu’on coule l’alliage de fonte ou d’acier inox. »

Ce procédé, qui fait encore sa notoriété, est développé au début des années 1960 quand l’entreprise se lance dans l’activité de fonte et d’acier. En 1973, elle s’installe sur l’actuel site. Puis viennent les crises, dépôts de bilan et possibles reprises. En 2000, elle emploie 200 salariés. En 2009, ils ne sont plus que 150 quand les pouvoirs publics mayennais sauvent l’usine. C’est le 1er janvier 2012 que le rachat par SJI marque le début d’une nouvelle ère.

Une automatisation croissante « Le groupe d’Émile Di Serio est à l’international, note Jean-Jacques Lucas, directeur du site de Changé, depuis quatre ans. En 2017, il a fait un chiffre d’affaires (CA) de 370 millions d’euros. » Car la société familiale possède une dizaine d’unités à travers le monde. Dans cette large maille, la petite usine mayennaise et ses 148 salariés offrent un résultat notable, avec « 21 millions d’euros de CA en 2017 ».« Ici, on travaille à 95 % sur des composants pour l’automobile et les poids lourds, reprend Gwenaël Plisson, de la 507 à l’Audi, de la Ford à l’Aston Martin. On s’est diversifié avec des composants de freinage, de transmission pour les camions, des carters turbines, collecteurs d’échappement… » Mais l’entreprise peut aussi se vanter de faire « dans le premium », avec des pièces complexes et haut de gamme. Ainsi, le constructeur de poids lourds suédois, Scania, ou certaines voitures de luxe (Maserati, AMG) font appel aux services de la fonderie lavalloise.

Si SJI ouvre ses portes avec Industrielle Attitude, c’est « pour dédiaboliser la partie fonderie, précise Gwenaël Plisson. Oui, ici, on fabrique des pièces qui pèsent de 200 grammes à 50 kg, mais le site s’automatise de plus en plus. C’est pas Germinal ! » En témoigne la volonté du groupe familial d’investir, chaque année, « 4 à 6 % du chiffre d’affaires de chaque usine » dans la RID (recherche innovation développement).Avec cette automatisation croissante et les nouvelles technologies (scanning 3D, nouvelles sortes de moulages, etc.) en ligne de mire, SJI tend à se tourner vers l’avenir. « Aujourd’hui, le site est rentable et peut vivre une nouvelle vie, sourit Jean-Jacques Lucas. On a fait breveter une pompe pour le marché des produits chimiques, on a des perspectives d’embauche, pour 2019, et même un projet d’agrandissement. » Car Émile Di Serio veut tendre vers « l’entreprise 4.0 » et prendre exemple sur son usine étasunienne « passée de moins de 10 millions d’euros de CA à 100 millions, en quelques années ».

Du lundi 26 mars au samedi 14 avril, Industrielle Attitude. Informations et réservations sur www.laval-tourisme.com, au 02 43 49 45 26, ou : billetterie.office@agglo-laval.fr

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