Par L'union -

Une aide d’1M € sur les fonds du CRSD permettra à l’Ensam d’implanter une presse de 1 300 tonnes. "Avant le coulage « traditionnel » de la fonte, le manipulateur retire la crasse des impuretés dans le métal en fusion à 1 400° C. "- Archive Christian LantenoisPhotographe: Archive Christian Lantenois



Le soutien de la recherche et de l’excellence est l’un des axes forts du Contrat de redynamisation du site de Défense (CRSD). Sans surprise, Le centre châlonnais de la prestigieuse école des Arts et Métiers ParisTech (Ensam) est l’une des institutions qui profite le plus de cette manne financière.

Lors de sa réunion mensuelle de décembre, le comité de pilotage du CRSD a acté, hier, une aide de 1 062 920 € hors taxe sur un investissement global de 1 328 650 € pour… édifier un nouveau bâtiment au sein du site historique des Gadz’arts. Un soutien pour de l’immobilier ? « Ce n’est possible que pour des projets de filière », explique Jean-François Hesry, directeur de la mission CRSD.

En l’occurrence, la création d’une plate-forme industrielle de fonderie ultra-performante qui requiert « une presse de 1 300 tonnes ; les locaux actuels ne peuvent l’accueillir, vu sa hauteur. Cette première phase comprend aussi l’aménagement du bâtiment, notamment un pont roulant. » Le permis de construire est sur le point d’être déposé ainsi que la demande d’une seconde aide pour le projet industriel proprement dit.

Le projet consiste à mettre en place un pilote industriel de fonderie sous pression, unique sur le territoire français

Selon le communiqué de presse, il consiste « à mettre en place un pilote industriel de fonderie sous pression, unique sur le territoire français, pour mener des projets de recherche qui permettront aux industriels de garder leur compétitivité à l’échelle mondiale Ces travaux amélioreront le procédé dans une optique d’usine du futur ».

Outre la fameuse presse pour l’injection de métal, un tomographe contrôlera la dimension et la santé des pièces produites, avec fabrication directe des moules métalliques/composites.

Giovanni Radilla, directeur du centre châlonnais de l’Ensam, a annoncé la couleur dès mars 2015 : « Notre vocation est d’avoir des plates-formes cofinancées par les industriels qui bénéficient des avantages que l’on va faire avec. En complémentarité avec le centre de Metz, qui travaille sur le procédé de la forge, le campus de Châlons se positionne sur le procédé de la fonderie. Nous travaillons sur l’élaboration de fonte aux propriétés mécaniques améliorées afin de mettre au point un matériau concurrent de l’acier au niveau des performances et du coût avec des procédés « propres » et durables. » Une production vertueuse qui limitera l’impact environnemental de la production.