la fonderie et piwi

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En France, fermeture en douceur de la dernière usine de pistons

"la pièce anti-fonderie avec ses parois minces et sa tête épaisse." Filiale de l'allemand Rheinmetall Automotive, KS Kolbenschmidt France ferme son usine de Basse-Ham. Le reclassement des 144 salariés s'annonce sous des auspices plutôt favorables.

L'heure de la fermeture approche pour l'usine KS Kolbenschmidt France (KSKF) de Basse-Ham (Moselle). Les premiers départs vers de nouveaux emplois ont commencé début novembre et la totalité des 144 salariés de la dernière usine de pistons de France auront quitté leur poste d'ici à janvier prochain. « Ces dernières années, nous avons entrepris des efforts considérables pour trouver de nouveaux marchés. Mais le manque de compétitivité financière au niveau international n'a pas permis d'engranger de nouvelles commandes et il est devenu impossible d'envisager le maintien de l'activité pistons », résume Martial Habay, président de KSKF.

Les syndicats nuancent cette analyse, estimant que la maison mère allemande, le groupe Rheinmetall Automotive, a sciemment transféré les commandes les plus rentables vers des sites situés dans des pays à moindre coût, dont la Tchécoslovaquie. En 2009, puis en 2013, deux plans de sauvetage successifs ont supprimé 160 postes à Basse-Ham sans enrayer le déclin de l'usine. Excellente productivité

« Le personnel a fait preuve d'une implication exemplaire, en maintenant jusqu'au bout une excellente productivité. Ce professionnalisme leur bénéficie aujourd'hui, car les entreprises du secteur connaissent le potentiel des anciens de KSKF », souligne Fabrice Martiny, délégué CFDT de l'entreprise. En France et au Luxembourg, la cellule de reclassement de KSKF a recueilli 150 offres d'emploi, certains recruteurs venant présenter leur société au sein même de l'usine. Autre filiale de Rheinmetall Automotive également implantée à Basse-Ham, le fabricant de pompes Pierburg Pump Technology a ouvert 45 postes aux collègues de KSKF. Indemnités extralégales

Le reclassement intégral de l'effectif ne sera pas aisé pour autant : 80 ouvriers sont âgés de plus de cinquante ans et nombre d'entre eux ont effectué toute leur carrière dans l'usine créée par Renault en 1981 sous le nom de « Société Mosellane De Pistons ». Les syndicats ont obtenu un accompagnement sur douze mois et des indemnités extralégales indexées sur l'âge des salariés pour faciliter leur retour à l'emploi ou préparer leur retraite. Pascal Braun

Commentaires

1. Le lundi, 13 novembre 2017, 20:42 par balaca

Encore une fonderie qui part dans le silence. Depuis 20 ans, ce n'est qu'une longue liste d'enterrements dans une quasi indifférence, si ce n'est ceux du métier.

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