la fonderie et piwi

Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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Redonner ses lettres de noblesses au geste de l’artisan,

mardi 10 octobre, était remis le 18 ème Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main Salle Wagram à Paris. David de Gourcuff, Aki et Arnaud, lauréats du Prix pour l'intelligence de la main, Dialogues 2017 © Sophie Zénon pour la Fondation Bettencourt Schueller « L’outil est ce qui, pour la main, est la preuve de l’esprit », déclarait hier soir Jean de Loisy, président du jury du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main.

Le président du Palais de Tokyo, qui explorait en 2016 les passerelles entre les arts plastiques et les métiers d’art à travers l’exposition « Double jeu », était avec la présidente de la Fondation Bettencourt Schueller, Françoise Bettencourt Meyers, le maître de cérémonie de cette 18e édition.

Trois récompenses témoignant du savoir-faire, de la créativité et de l’innovation dans le domaine des métiers d’art ont été décernées en présence de sept cents invités.

Le Prix Dialogues, qui récompense une œuvre illustrant la collaboration entre le savoir-faire de l’artisan d’art et l’imaginaire d’un autre créateur (designer, artiste plasticien, architecte, décorateur…) a été remis au fondeur David De Gourcuff et aux designers Aki et Arnaud Coreen pour le fauteuil minimaliste Tiss-Tiss (2017), conçu en fonte d’aluminium et portant l’empreinte, recto-verso, de la trame d’un tissu.

« Entre nous, il n’y a pas eu d’assomption d’egos. Le fauteuil a des formes bavardes comme un moine japonais. C’est un objet sans rémission, et nous n’avons pas eu droit à l’erreur », déclarait cet ancien prévisionniste financier formé à Sciences-Po, passionné par le feu depuis l’âge de 17 ans. __ Créateur de la fonderie d’art Fusions en Auvergne__ qui collabore avec le sculpteur et scénographe Hubert Le Gall et les designers de la Carpenter’s Workshop Gallery, il a partagé la vedette avec le jeune ébéniste Steven Leprizé, 31 ans, sorti major de l’Ecole Boulle en 2008 pour « ne pas décevoir ses parents qui s’étaient sacrifiés pour lui ».

Co-fondateur de la société Arca (Atelier de recherche et de création en ameublement) à Chennevières-sur-Marne, il a obtenu un Prix Talent d’exception pour son bureau Marsupio (2017), un « objet manifeste » dont la technique innovante donne au bois une souplesse et une élasticité inédites. « Les métiers manuels sont perçus comme une voie de garage alors qu’on n’a pas idée du plaisir à fabriquer une pièce », dit-il avec malice.

« À mes débuts, on me prêtait un atelier le samedi. Je mettais la musique à fond et je me faisais un petit meuble ».

Redonner ses lettres de noblesses au geste de l’artisan, tel est bien l’objectif du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main qui célébrait hier à travers un court-métrage son centième lauréat, représentant quarante-huit savoir-faire d’excellence différents.

Pour cette raison, La Maison de l’outil et de la pensée ouvrière à Troyes s’est vue attribuer un prix Parcours. « L’outil est le prolongement de la main, lequel est le prolongement de l’esprit. Chacun d’eux raconte une histoire », dit son directeur Christophe Cheutin, qui s’attache à faire rayonner cette maison dotée d’une importante bibliothèque (la deuxième après la bibliothèque Forney à Paris) auprès d’un jeune public français et étranger.

Commentaires

1. Le vendredi, 13 octobre 2017, 18:48 par Bernard MITHOUARD

De mémoire, David de GOURCUFF était conseiller financier chez Michelin.


Je l'ai rencontré dans les années 1990 (1990 ou 1991)et à la demande de M.BENATOV, je lui ai fait visiter la fonderie Airaindor-Valsuani à Chevreuse.
David de GOURCUFF est natif de Chevreuse, son père étant le créateur de la Jardinerie de Chevreuse.
A cette époque, il voulait faire de la fonderie d'art et abandonner une place certainement enviable.
A priori, il a réussi. Bravo.

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