la fonderie et piwi

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Monnaie de Paris : maintenant, on peut assister à la fabrication des pièces

Le Parisien -

La fonderie, les ateliers de patine, de ciselure et le grand monnayage, lieu de frappe de la monnaie, seront visibles par le public durant les heures de travail des salariés.

L'occasion de découvrir, outre un musée, les ateliers de fabrication de pièces en or et argent.

Elle brille comme jamais, la Monnaie de Paris. Samedi, la plus ancienne entreprise du monde — créée en 864 —, installée quai Conti (Paris VIe) depuis 1775, ouvre au public dans une version totalement remaniée, au terme d'un chantier qui aura duré six ans et a coûté 75 M€. Le plus étonnant parmi ces innovations : la possibilité pour le grand public d'assister, en direct, au fil de sa visite, à la fabrication des pièces et monnaies. Longtemps considérée comme un coffre-fort discret, peu enclin à s'ouvrir vers l'extérieur, la Monnaie prend le contre-pied pour jouer la transparence. Car l'endroit, même si l'essentiel de la production est concentré dans l'usine de Pessac (Gironde), façonne près de 120 000 pièces par an, essentiellement des tirages or et argent, et 300 000 objets (médailles, décorations officielles, bijoux...).

__ Une activité trop longtemps restée discrète__

rien ici n'a été scénarisé et il s'agit d'assister, pour de vrai, à la vie d'une usine, fût-elle prestigieuse. Pour l'occasion, une machine à frapper les pièces de 2 € a même été ramenée de Pessac : elle en sort 800 exemplaires à la minute.



« Nous voulions offrir une nouvelle expérience aux visiteurs, leur montrer des choses qu'ils n'ont jamais vues et ne pas nous contenter d'un simple musée, explique Aurélien Rousseau, PDG de la Monnaie. L'ADN de ce lieu, depuis des siècles, était plutôt d'être invisible. Nous avons voulu l'ouvrir au maximum pour séduire et montrer un savoir-faire incroyable. Nous ne sommes pas une réserve indienne. De surcroît, le public s'intéresse de plus en plus à ces métiers de l'artisanat d'art, comme le montrent les journées organisées par Hermès ou LVMH. » A l'occasion, bien sûr, tous les systèmes et les niveaux de sécurité ont dû être revus à la hausse pour protéger ce qui reste « le coffre-fort » de la République.



Les 500 salariés mis en avant

Mis en avant, voire en vitrine, les salariés (500 au total) de la Monnaie le prennent plutôt bien. « Moi, j'aime ce projet. Les gens vont pouvoir se rendre compte de la façon dont nous travaillons au quotidien. Même s'il a eu des évolutions techniques, nous travaillons encore de manière artisanale », commente Christian Pierson, 63 ans, responsable des ateliers, quarante-deux ans de maison. Monnayeur, « un vrai, pas un faux », plaisante-t-il.



Stéphane Foisseau, 45 ans, est du même avis. « Notre activité a été longtemps très discrète. Alors les gens ne savent pas vraiment ce qu'est la Monnaie. Ils nous confondent avec la Banque de France... Maintenant, je crois qu'ils comprendront mieux. »



Derrière le projet, et cette acceptation des employés, il y a aussi une autre réalité. Economique celle-là. « Avoir une usine sur un hectare en plein Paris, ce n'est pas une évidence, admet Aurélien Rousseau, le patron de la Monnaie. Au Royaume-Uni, il y avait un site à Londres, un autre à Cardiff. Tout a été transféré à Cardiff... Le projet constitue vraiment une nouvelle étape dans la vie de l'entreprise. Ces transformations étaient indispensables pour mieux faire connaître ce lieu merveilleux. » Et, on l'aura compris, le pérenniser.

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