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SAM Technologies placé redressement judiciaire

Les Echos - La plus grosse fonderie du groupe Arche à son tour en redressement.

Le canadien Linamar a déposé une offre qui supprimerait 150 emplois chez SAM et FVM.

Le fabricant de pièces automobiles SAM Technologies à Decazeville (Aveyron) a été placé en redressement judiciaire, à l'issue de sa période de sauvegarde, par le tribunal de commerce de Paris. C'est la plus grosse fonderie du groupe Arche, mis lui-même en redressement en juin 2016. L'industriel canadien Linamar (24.000 salariés), qui a déjà racheté le fondeur français de pièces automobiles Montupet (3.200 salariés) à la fin 2015, a déposé le week-end dernier une offre de reprise conditionnelle de trois sociétés du groupe. Il reprendrait 312 des 442 salariés de SAM Technologies (qui compte aussi 160 intérimaires), 183 des 203 salariés de FVM à Villers-la-Montagne (Meurthe-et-Moselle) et la filiale espagnole, Alfisa (110 salariés), sortie de la procédure de sauvegarde en février. Il supprimerait ainsi 150 emplois sur 750, dont 130 chez SAM Technologies.

« C'est un drame social alors que le carnet de commandes de SAM est plein, déplore Sébastien Lallier, délégué syndical CGT. On ne comprend pas pourquoi la casse sera plus importante à Decazeville que chez FVM, qui ne travaille qu'à 40 % de sa capacité. » Car FVM a perdu ses clients PSA et Getrag, partiellement remplacés par Renault. Il a été mis en liquidation judiciaire avec poursuite de l'activité le 1er juin. De son côté, SAM Technologies travaille à 80 % pour Renault, pour lequel il fabrique des carters d'huile, des supports de moteur et des entraîneurs d'essuie-glace. « Avec la montée du marché automobile, nous avons de l'activité à ne plus savoir qu'en faire, mais nous subissons le manque d'investissement dans la maintenance des machines qui tombent en panne », ajoute le syndicaliste.

Améliorer sa position

Le groupe canadien peut encore améliorer sa proposition à la demande de l'administrateur judiciaire et des syndicats. D'autres repreneurs pourraient aussi se présenter maintenant que l'entreprise est placée en redressement, ce qui efface les dettes. Le tribunal de commerce doit valider l'offre de reprise le 2 octobre. Le groupe Arche s'est constitué par acquisitions à partir de SAM Technologies, en rachetant Sifa en 2004 et Manzoni-Bouchot en 2007, avant de se retrouver en difficulté sous le double effet de l'endettement et de la baisse du marché automobile.

Laurent Marcaillou, Les Echos Correspondant à Toulouse

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