Spécialisée dans la fabrication et l’usinage de pièces métalliques dédiées à l’aviation et l’automobile, Arconic a mis les petits plats dans les grands. Tout a été mis en œuvre pour bichonner le Recteur de l’académie de Nantes, et ses équipes, en présence de Marie-Pervenche Plaza, sous-préfète de Mamers. L’objectif est multiple : casser la mauvaise image de l’usine, présenter les besoins en matière de recrutement (lire par ailleurs), tout en rassurant les pouvoirs publics.

Les recrutements passent par la formation professionnelle : en interne ou au sein des établissements scolaires. Laurent Thinon, directeur du site cosméen :

« Un bon technicien, un bon opérateur, c’est dix ans de formation pour qu’il soit capable de transmettre ce qu’il a appris. » Rajeunir les équipes Plus que jamais, l’école et l’entreprise sont liées. William Marois :

« Si vous ne trouvez pas de salariés, nous ne trouvons pas d’élèves pour mettre ces formations de l’industrie, lance le D’où l’importance de cette Semaine. » « Il faut changer l’image qu’ont les familles, notamment. » Pour ce faire, une idée, lancée par les industriels, a reçu l’approbation du Recteur :

« Faire venir les familles avec les élèves. » Les besoins sont réels : avec la vingtaine de départs en retraite par an, il faut rajeunir les équipes. Sont recherchés : des usineurs, des outilleurs ou encore des forgerons. Pascal Ravaux, DRH (directeur des ressources humaines) : « C’est un point sensible : il va falloir anticiper notre croissance et attirer les jeunes. » « Des jeunes décrochent. Amenons-les vers l’industrie. Nous avons des besoins, formons-les. » Ils seront fiers de dire qu’ils contribuent à faire voler des avions. Et pas n’importe lesquels : l’A350, par exemple, l’avenir de l’aéronautique et du site de Saint-Cosme-en-Vairais qui fabrique pour ce projet plusieurs millions de pièces en titane.

Une soixantaine d’emplois à la clé Chez Arconic, dix-sept départs à la retraite vont être remplacés. Entre les formations et les recrutements, une soixantaine de personnes vont être recrutées en 2017. Pour ce faire, Arconic compte sur l’Education nationale et une agence intérim qui lui est entièrement dédiée, installée à Saint-Cosme.

Recrutements : les besoins en 2017 - des stagiaires (écoles d’ingénieur…) ;

- 12 apprentis en alternance pour septembre ;

- 17 départs en retraite à remplacer.

Formations : les besoins en 2017 - Une vingtaine d’usineurs/décolteurs

- 1 à 2 forgerons ;

- 1 à 3 outilleurs ;

- 1 à 3 électromécaniciens ;

- 2 à 3 opérateurs CND (contrôle non destructif). __ Alcoa est devenue Arconic en novembre 2016.__ Le Perche. Hormis le logo sur la fiche de paie, qu’est-ce qui change pour les salariés ?

Laurent Thinon, directeur :

« Rien ne change. L’actionnariat a changé pour la création de ce nouveau groupe. Les contrats de travail sont restés les mêmes pour nos salariés. »

Il a été question de transferts vers le Mexique ?

« Des opérations de sous-traitance qui sont réalisées au Mexique l’étaient précédemment sur notre site marocain. Ce sont des opérations d’assemblage ou d’usinage qui reviennent ici, à Saint-Cosme, pour être terminées. » La Fondation Alcoa œuvrait beaucoup en faveur des associations locales. Qu’en est-il de la Fondation Arconic ?

« La Fondation Arconic n’œuvre pas de la même façon. La Fondation Alcoa a été scindée en deux : une partie Alcoa, l’autre reprise par Arconic, avec des moyens différents de ce que nous avions avant. » « Les actions portent toujours sur l’éducation et l’environnement. Par contre, les dotations ne sont pas systématiques, les projets sont désormais mis en concurrence. Mais nous continuons à encourager les actions des bénévoles. »