Une nouvelle ligne de production permet d’augmenter sensiblement les volumes.

92 millions d’euros ont été investis.

Les Echos - Stanislas du Guerny.

La Fonderie de Bretagne monte en régime. Cette filiale du groupe Renault bénéficie de la progression des ventes des deux marques Renault et Nissan de son actionnaire. Afin de renforcer les cadences, elle vient de mettre en service une nouvelle ligne de moulage. 48 millions d’euros y ont été engagés pour faire passer la production annuelle de 25.000 tonnes actuellement à 39.000 tonnes d’ici à deux ans. Basée à Caudan, dans la périphérie de Lorient(Morbihan), la Fonderie de Bretagne fabrique des bras de suspension, des coudes d’échappement, ainsi que des porte-fusées (élément mécanique de direction).

Laurent Galmard directeur général de la Fonderie de Bretagne, précise que Renault-Nissan représente 85 % des commandes de son entreprise, qui travaille aussi pour BMW. Employant 400 salariés en CDI et une centaine d’intérimaires, la fonderie a recruté 34 apprentis l’an passé et créé 10 postes en CDI. Mais l’entreprise revient de loin. Précédemment nommée la SBFM, elle s’était retrouvée en cessation de paiement en 2009, au pic de la crise, risquant de disparaître. C’est à cette époque que Renault a repris la totalité de ses activités et son personnel, précédemment propriété du groupe Zen.

Renault aura globalement investi 92 millions d’euros depuis son entrée dans le périmètre de la Fonderie de Bretagne, qui étoffe ses activités. Elle se renforce dans la fabrication de boîtiers différentiels en fonte. Ceux-ci représentent actuellement 10 % des productions de l’usine, qui engage un nouvel investissement de 10 millions d’euros afin d’augmenter son activité d’usinage.

Ayant réalisé 58 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, l’usine bretonne n’a cependant toujours pas retrouvé l’équilibre financier. Alors qu’il était prévu qu’elle retrouve l’équilibre dès 2016, elle affichait encore une perte de 19 millions d’euros l’an dernier. Les bénéfices sont attendus en 2018.Cette filiale de Renault-Nissan partage avec deux autres fonderies, situées au Mans et en Espagne, les fabrications de pièces dédiées à son actionnaire.