Les pièces seront usinées, assemblées et contrôlées sur place. Si la production a diminué après le sinistre, elle s'accroît de nouveau. Taramm emploie 105 salariés, contre 88 à la fin 2015. « Notre carnet de commandes est reparti à la hausse et l'effectif devrait être porté à près de 150 salariés dans deux ans », affirme le directeur, Laurent Dardenne.

Taramm est une fonderie de précision sous vide à la cire perdue qui fabrique des pièces en métaux durs (titane et Inconel), à 90 % pour l'aéronautique et à 10 % pour le matériel médical et le sport de haut niveau. Il fabrique des pièces de petite et moyenne dimension pour les moteurs Leap de Safran Aircraft Engines, qui équipent les B737 MAX et une partie des A320 neo, et des pièces de structure pour Dassault, Turbomeca, Stelia et Latécoère. Il bénéficie de la croissance d'Airbus, d'ATR et de Safran. Après l'incendie, la fonderie a diminué son chiffre d'affaires de 20 % en 2016, à 8,7 millions d'euros, mais elle prévoit de rebondir à 14 millions en 2017.