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Le blog de l'amicale AAESFF

Pour ne rien dire, ou presque, Pour ne pas s’envoler dans le commentaire, Pour rester à la confluence du savoir et de l’ignorance : au pied du mur. Montrer : comment c’est , comment ça se passe, comment ça marche. Diviser les discours par des faits, Les idées par des gestes, par des photos Juste les commenter quotidiennement

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Tefal un contre-exemple de la désindustrialisation

Les Echos - Le site a beaucoup augmenté sa production depuis les années 1980. Mais malgré l’automatisation, les effectifs sont restés stables - tefal_poele.jpg Ce qui frappe d’emblée, c’est le faible nombre d’opérateurs. Dans l’atelier de façonnage de l’usine Tefal de Rumilly (Haute -Savoie), les « régleurs » veillent au bon déroulement de la fabrication des poêles à induction. En début de ligne, une grille en Inox est intégrée sur un disque brut en aluminium, avant d’être mise en forme. La pièce entame ensuite un long cheminement pour atteindre au total 7 couches de revêtement antiadhésif. Tout est très automatisé.« Nous produisons environ 12 millions d’articles par an, avec 150 salariés ! explique le responsable de l’activité façonnage. Nous visons les 15 millions en 2017. »

Plus loin, à l’atelier finitions, le personnel est par contre plus nombreux : vissage des manches, contrôle, emballage… « les salariés changent de poste toutes les trente minutes pour éviter les gestes répétitifs ».En France, toute la production de Tefal est réalisée sur deux usines, Tournus, en Bourgogne, et surtout Rumilly, sur un site équivalant à près « de 17 terrains de rugby », résume son directeur général, Patrick Llobregat.

L’usine de Rumilly est emblématique de la stratégie industrielle du groupe SEB, le numéro un mondial des articles culinaires. Pour maintenir 11usines dans l’Hexagonesur 40 dans le monde (avecWMFetEmsa), SEB mise sur la productivité. A Rumilly, Tefal emploie 1.750 salariés pour fabriquer 42 millions de poêles par an. Soit à peine 50 personnes de moins qu’en 1982, alors que la productivité a été multipliée par 32 depuis.

Malgré l’automatisation, le nombre d’emplois a donc peu varié et il n’y a pas eu de délocalisations . Mais pour rester rentable, la priorité « est d’améliorer le prix de revient de1,5 % par an »,note Patrick Llobregat. Chaque année, près de 7millions d’euros sont investis dans les process pour cette « optimisation industrielle ». L’innovation est un autre levier.

A Rumilly, des travaux sont en cours pour aménager un laboratoire R&D flambant neuf. Ici, au cœur des montagnes, 60 chercheurs travaillent pour améliorer les revêtements antiadhésifs, qui ont fait le succès de Tefal depuis 1956.La marque représente aujourd’hui 60 %du chiffre d’affaires de SEB (Calor, Rowenta, Lagostina, Moulinex…). 38 références différentes

En plus d’investir dans la production et la R&D, Tefal a aussi élargi son offre pour séduire plus de clients et saturer ses usines. Avec la capacité de répondre à toutes les commandes, même avec des lots de seulement 500 pièces, contre 1.500 en moyenne. « Nous offrons 38 références différentes, pour les couleurs, les poignées ou les matériaux. C’est une épicerie industrielle », explique le chef d’atelier. Le temps de livraison a aussi été amélioré : une dizaine de jours suffit pour recevoir sa commande contre vingt et un jours il y a cinq ans. Tefal veut désormais passer à une semaine. — D. Ch.

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