« Cette prime, plus importante que l'an passé, est calculée en fonction des résultats de productivité du groupe Renault et de la FDB, précise Laurent Galmard, directeur de l'entreprise. Son montant comprend une partie uniforme, versée aux salariés, indépendamment de leur statut. Une autre partie est, quant à elle, calculée à partir du salaire des employés. »

Plus le salarié gagne, plus la prime est importante : « En moyenne, elle représente 1,7 fois le salaire moyen des salariés (2 400 € brut pour un opérateur et 3 800 € pour les techniciens) », souligne Laurent Galmard. Le directeur rappelle aussi que cette prime est versée « malgré un contexte économique difficile avec des pertes financières qui restent à un niveau élevé ». À la CGT, Maël Le Goff, dénonce « ce système de prime indexée sur le salaire ».

Des recrutements et des salaires en hausse

De ce côté-là, Laurent Galmard a de bonnes nouvelles : « En moyenne, les salaires des employés du groupe FDB ont augmenté de 1,4 % cette année. » Une hausse pourtant encore insuffisante pour la CGT. « Nous demandons toujours la même chose, que les salaires soient revalorisés. Au bout du compte, les bénéfices profitent surtout aux actionnaires », estime Maël Le Goff.

La Fonderie, qui fabrique des pièces d'acier et de fonte pour véhicules et machines-outils, compte environ 450 salariés, dont une centaine d'intérimaires. « Cette année, nous avons recruté trente-quatre apprentis en alternance et dix employés en CDI ont été embauchés », se félicite Laurent Galmard. Des chiffres là encore relativisés par la CGT : « Il faut rouvrir le bureau des embauches, dix CDI ce n'est pas assez, martèle Maël Le Goff. Il manque du monde dans la maintenance et sur la nouvelle ligne de production. »

Une perte de 19 millions d'euros

Efficacité, contrôles, fabrication.... : 5 choses à découvrir sur les médicaments génériques. Si les signaux sont au vert, « la rentabilité n'est pas encore au rendez-vous, ne cache pas Laurent Galmard. On est encore loin de l'équilibre financier, on perd de l'argent tous les ans... Mais cela ne nous prive pas d'investir massivement », assure Laurent Galmard.

Le directeur rappelle qu'« en 2009, quand Renault a repris la Fonderie, 90 millions d'euros d'investissement avaient été programmés pour rénover l'outil industriel. Et on en est déjà à plus de 120 millions d'euros. »

Sur l'année 2016, ce sont ainsi 9 millions d'euros qui ont été consacrés à améliorer l'outil de production. « Et ce chiffre restera le même en 2017, projette le directeur. À noter que la nouvelle chaîne de production et la modernisation de l'usinage sont comprises dans ce montant ».

Une nouvelle chaîne de production

Installée en septembre, « une nouvelle chaîne devrait remplacer l'ancienne d'ici quelques semaines », indique le patron de la Fonderie. « Un démarrage plus que compliqué, commente Maël Le Goff. Il y a un problème de vibrations qui n'est pas réglé. Il manque de la main-d'oeuvre, on est super-déçus du résultat. On dirait qu'ils nous ont fait du low-cost », regrette le délégué syndical. « Pour l'instant, c'est compliqué, admet Laurent Galmard. Il y a quelques difficultés techniques. Mais elles seront bientôt réglées. »

25 000 tonnes de pièces réalisées en 2016

C'est le poids de la production réalisée en 2016. L'objectif affiché par la direction reste les 30 000 tonnes de pièces d'acier et de fonte. « Un tel résultat ne sera pas atteint avant plusieurs années. Mais d'ici trois ans, la capacité d'usinage devrait déjà doubler », rappelle, confiant et optimiste, Laurent Galmard.

De quoi apaiser le climat social ans l'entreprise, secoué par plusieurs grèves ces derniers mois, en juin et novembre notamment ? Le directeur espère en tout cas, avec l'annonce de ces bonnes nouvelles, « une issue favorable aux négociations en cours. Nous souhaitons engager le dialogue social ».