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Fabriquer pour ses partenaires, le bon filon de Renault

Les Echos - renault_micra.jpg Quelque 132.000 Nissan Micra seront bientôt produites chaque année à l’usine Renault de Flins. - Photo Francois Mori/AP/Sipa La croissance continue des ventes aux tiers gonfle les revenus de Renault tout en lui permettant de remplir ses usines.

Ce n'est pas vraiment nouveau, mais le filon commence à réellement prendre de l'ampleur. Chez Renault, qui a publié ce vendredi des profits au plus haut, les ventes aux autres constructeurs deviennent incontournables dans les comptes. L'an dernier, les revenus tirés des véhicules et autres composants (moteurs, boîtes de vitesse...) fabriqués dans les usines du groupe français pour ses différents partenaires ont encore progressé, pour atteindre 6,4 milliards d'euros. Soit près de 15 % du chiffre d'affaires, souffle Corinne Delbos, la directrice financière du Losange. __ Les profits de Renault à leur plus haut__

Selon les calculs du groupe, les ventes aux partenaires ont mine de rien pesé pour 40 % de la croissance des revenus de Renault depuis 2010. Ceci sans compter les quelque 132.000 Nissan Micra qui seront bientôt produites chaque année à Flins, les pick-up estampillés Mercedes ou Nissan bientôt produits par Renault en Argentine...

Une longue liste de partenaires

En attendant cette nouvelle manne, Renault fait déjà son miel avec les fourgons en marque blanche assemblés à Sandouville (Seine-Maritime) pour Fiat et General Motors, l'utilitaire Citan usiné à Maubeuge (Nord) pour Mercedes, et les petits modèles produits à Novo Mesto, en Slovénie, pour Smart (Daimler). Sans oublier non plus les modèles fournis à Nissan depuis l'usine coréenne de Busan, les sites russes de Moscou et Togliatti, ou ceux de Curitiba, au Brésil. Et puis tous les moteurs vendus avec, fabriqués à Cléon en France, à Pitesti en Roumanie ou Valladolid en Espagne.

Les ventes aux partenaires participent aussi à l'amélioration de la compétitivité des usines de Renault. La liste est non exhaustive, d'autant qu'elle s'allongera encore ces prochaines années, pour se rapprocher du demi-million d'unités de véhicules. S'il refuse de donner le niveau de marge de ce business, « pour ne pas se retrouver en délicatesse avec ses clients », Carlos Ghosn a expliqué vendredi aux analystes que le chiffre d'affaires de cette activité, « rentable », allait encore croître. « Les contrats que nous avons dans les utilitaires avec Daimler et General Motors se déroulent bien, et nous avons le sentiment que ceux-ci veulent renouveler leurs accords avec nous », dit-il, ajoutant que les ventes aux tiers pourraient être gonflées par les partenariats potentiels entre Renault et Mitsubishi, récemment intégré à l'Alliance Renault-Nissan.

Renault : feu vert pour l'accord de compétitivité

De fait, détaille Carlos Ghosn, plusieurs modèles Renault pourraient colmater les lacunes de la gamme du constructeur japonais, notamment en Asie du sud-est, une zone où le Losange est absent. De même, les usines européennes de Renault pourraient être chargées par des modèles écoulés ensuite sur le Vieux Continent sous la marque japonaise. « Les ventes aux partenaires participent aussi à l'amélioration de la compétitivité des usines de Renault. En ce moment, elles sont utilisées à 100 % », note le dirigeant.

À NOTER En 2015, Renault avait vendu 143.000 véhicules à Nissan, 64.000 à Daimler et 27.000 à General Motors.

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