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Le blog de l'amicale AAESFF

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2017, une année charnière pour Bosch et Sam Technologies

Centre Presse -JOEL BORN / DECAZEVILLE / Les deux principales entreprises aveyronnaises du secteur automobile abordent leur avenir avec des incertitudes. Plus de 2 200 emplois sont en jeu. bosch.jpg Pour les représentants syndicaux de l’usine Bosch de Rodez, tout doit être mis en œuvre pour rapatrier de nouvelles productions en Aveyron. En misant sur le savoir-faire technologique de l’entreprise castonétoise. La première entreprise industrielle du département.( Archives José A. Torres / Centre Presse Aveyron )

Paradoxal système, comme chantait Alain Souchon. Alors que le marché automobile français (et plus généralement européen) redresse la barre, après plusieurs années de morosité. Et alors même que les industriels abordent 2017 avec un optimisme raisonné, au regard notamment du regain d’activité en fin d’année 2016, les deux principales entreprises aveyronnaises du secteur automobile, à savoir Bosch à Rodez et Sam Technologies à Decazeville (toutes deux fournissent notamment l’usine Renault de Valladolid, en Espagne), abordent leur avenir avec quelques incertitudes. Et ce pour des raisons complètement différentes. Avec plus de 2 200 emplois en jeu. Décryptage.

PRÉPARER L’APRÈS DIESEL : ENJEU CRUCIAL POUR BOSCH

Selon le cabinet Syndex, la filière diesel française représente 42 000 emplois en 2016, contre 45 000 en 2014. Le site Bosch de Rodez emploie aujourd’hui 1 600 personnes, avec une moyenne d’âge de 46 ans, et environ 400 salariés de plus de 50 ans. Ils étaient 2 300 au début des années 2000. S’il n’y a pas encore péril en la demeure, les représentants syndicaux s’élèvent régulièrement contre la « diabolisation du diesel » et tirent depuis plusieurs mois le signal d’alarme, afin d’éviter des lendemains douloureux.La CGT, qui vient d’interpeller les décideurs, réclame un débat national sur la filière automobile et les indispensables mutations pour préserver l’emploi industriel en France. « On n’assure pas une mutation technologique du jour au lendemain », martèle le syndicat.

La chute conséquente des ventes de véhicules diesel (48 % du marché en Europe et environ 50 % en France) pèse déjà sur certaines productions de l’usine Bosch, revues à la baisse. Le scandale de Volkswagen a bien évidemment accentué le phénomène, relayé, voire amplifié par certaines prises de positions politiques. « Il ne faut pas entendre le seul discours de Ségolène Royal », insiste la CGT, soulignant que les nouveaux moteurs diesel ne polluent pas plus que les moteurs à essence. Reste que le (sur) coût de ces évolutions technologiques demeure élevé, ce qui conduit les constructeurs à délaisser les motorisations diesel pour les petits modèles. En résumé, le diesel est de moins en moins polluant mais de plus en plus cher...

Même si « la charge de travail reste correcte », les syndicalistes de Bosch souhaitent anticiper afin de rapatrier de nouvelles productions sur le site ruthénois, où les investissements prévus sur les actuelles chaînes de fabrication sont, pour l’instant, suspendus. « La direction ouvre des passerelles entre les divisions diesel et essence. Il faut que le site de Rodez devienne un site Bosch et non plus un site de la seule division diesel », réclamait, récemment, l’un des porte-parole de la CGT, précisant que « pour adapter l’outil industriel, il faut 4 ou 5 ans. » « Nous avons le savoir-faire technologique et notre atout reste notre taille. » Un point de vue partagé par le syndicat majoritaire Sud, qui veut faire de l’usine de la zone de Cantaranne, « la vitrine française de l’évolution industrielle du secteur de l’automobile. »

Dans le cadre de l’accord de compétitivité de 2013, un groupe de réflexion industrielle réunissant les partenaires sociaux a été instauré. Il ne s’est encore jamais réuni...

Contexte oblige, une première rencontre est programmée ce jeudi 2 février. Nul doute que cette transition industrielle sera au cœur des débats. Préparer l’après diesel, un enjeu crucial pour Bosch Rodez.

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