« On a une activité qui n’est en adaptation avec l’effectif. La preuve on fait appel à du chômage partiel depuis 4 ans. Ce qui est clair, c’est que nous allons tenter au maximun de reclasser les salariés. »

Ronan Dif, directeur général de CastMétal

Reclassement en Chine

La CGT a d’ores et déjà annoncé qu’elle refusait le Plan de Sauvegarde de l’emploi. Le syndicat a notamment demandé qu’on ne publie l’appel pour les départs volontaires. Pour lui, accepter le départ d’un quart de l’effectif, c’est accepter la mort de l’entreprise forézienne. La CGT dénonce également les propositions de reclassement "en Chine ou Espagne" explique Ludwig Béraud "des propositions qui n’en sont pas vraiment. Si on accepte ce PSE, c’est la fermeture en 2020."

Cercle vicieux

Le maire de Feurs, Jean-Pierre Taite lui ne croit pas que le groupe veuille se séparer du site de CastMétal. Il parle de "pragmatisme" et d’un problème lié à "la crise mondiale".

"Je ne comprendrais pas la pertinence d’un groupe de casser un outil existant. Mais je pense que les problèmes économiques sont réels. Les marchés dans le BTP ou le ferroviaire ne sont pas là. On est vraiment dans un cercle vicieux. J’espère que le cercle vicieux va s’inverser. C’est un espoir mais pas la réalité pour l’instant."

Les effectifs de CastMétal ont baissé régulièrement depuis dix ans. Il y avait presque 400 salariés en 2007 et 230 aujourd'hui.