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Le succès du moteur d’avion franco-américain génère une cinquantaine d’investissements chez les sous-traitants, dont la moitié en France. Atout majeur du LEAP, (Leading Edge Aviation Propulsion), ce moteur d’avion conçu pour les mono couloirs, à savoir les Airbus A320 neo, les Boeing 737 MAX et le chinois C-919. moteur-leap.jpg Issu de la collaboration entre Safran et General Electric à travers leur coentreprise CFM, ce moteur consomme 15 % de kérosène de moins que ses concurrents.

Le CFM 56, avait mis trente ans pour atteindre le rythme de 1.800 moteurs produits chaque année. Pour le LEAP, entré en service à l’été 2016, ce rytme sera atteint dès 2018. « Cette accélération nécessite des efforts constants en interne et pour nos fournisseurs clefs ». Les challenges techniques relevés: gain de poids, gain de place, gain de temps pour chaque pièce produite. injecteur-fuel.jpg Dans la « supplychain »du LEAP, on retrouve les noms connus de la sous-traitance aéronautique, dont Figeac Aéro ou encore Lisi Aérospace qui a investi 20 millions d’euros dans sa fonderie de Parthenay (Deux-Sèvres).

Reste que cette compétition mondiale autour du LEAP semble réussir aux industriels français. Au final, la moitié des fournisseurs sont implantés en France, preuve qu’ils sont capables de maintenir leur production ici tout en atteignant des standards mondiaux »