Ouest-France - ssed.jpg Nicolas Grosdidier, président du directoire de LFA (au 2e plan), Eric Rorive, directeur de la SED (derrière), aux côtés d’un salarié.

À La Flèche, la Société électromécanique diversifiée (SED) vient d’entamer la construction d’un bâtiment destiné à accueillir une nouvelle activité : le traitement de surface. Une diversification incrite comme un mot d'ordre et faire face à la compétition européenne.

Deuxième extention

Les pelleteuses sont à l'oeuvre depuis quelques jours, derrière une première extension réalisée en 2005. Spécialisée dans l'usinage de pièces tous matériaux à forte valeur ajoutée, la Société électromécanique diversifiée (SED) s'offre un second agrandissement, rue des Frères Chappe. Le futur bâtiment, d'une surface de 691 m2, sera livré fin avril 2017.

Une année qui marquera aussi les 90 ans de la maison mère, La Fonte ardennaise (LFA). Le géant européen, qui a repris la société fléchoise en 1997, emploie actuellement 1 300 salariés sur neuf sites de production, en Sarthe, en Ille-et-Vilaine, en Espagne et en Serbie. Les investissements se sont succédé, depuis la reprise.

Le dernier en date remonte à juillet, avec la mise en service d'une nouvelle « cellule flexible », pour un coût de 200 000 €. Un automate capable d'assurer à lui seul le chargement de trois machines.

« Nous investissons chaque année l'équivalent de 8 % du chiffre d'affaires », résume Nicolas Grosdidier, président du directoire de LFA et PDG de la SED. __ Des marchés en France et à l'export__

Une stratégie payante, malgré un contexte international complexe. L'an dernier, le chiffre d'affaires de la SED approchait 9 millions d'euros, contre 7,58 millions début 2013. Une croissance régulière, qui permet d'afficher un résultat net positif. Les effectifs ont progressé, eux aussi, pour atteindre 75 salariés aujourd'hui.

Le futur bâtiment accueillera une activité nouvelle à La Flèche, le traitement de surface. « Le type de traitement pratiqué sera unique dans le groupe », précise Nicolas Grosdidier.

Différents marchés sont visés, des véhicules industriels aux machines agricoles, en passant par l'automobile, les travaux publics, les biens d'équipement, les compresseurs, le chauffage ou les pompes et la robinetterie.

« L'objectif est de diversifier et d'élargir la clientèle, en apportant de la valeur ajoutée sur le site.»

L'investissement se chiffre à 400 000 €, chaînes comprises. L'activité débutera au printemps, pour aller crescendo et atteindre son rythme de croisière d'ici un an.

Quatre embauches sont prévues, dans les semaines qui viennent. Ces opérateurs régleurs seront formés en interne. « Le but est d'atteindre un chiffre d'affaires de dix millions d'euros, d'ici deux ans ».

Un groupe familial, géant européen de la fonderie

Le site fléchois emploie 75 salariés. Quatre embauches sont prévues, pour la future activité de traitement de surface.

La Fonte ardennaise a été fondée en 1927 à Vivier-au-Court (Ardennes). L'entreprise est aujourd'hui l'un des rares groupes familiaux, dans le secteur de la fonderie. « Elle a été lancée par mon grand-père, Émile. J'ai succédé à mon oncle », résume Nicolas Grosdidier.

Le groupe produit chaque année quelque 100 000 tonnes de pièces de fonderie.Plus de la moitié de la production est écoulée à l'export, par exemple vers l'Allemagne et les pays nordiques. Le chiffre d'affaires atteignait 200 millions d'euros, l'an passé.

La diversification constitue un mot d'ordre, depuis les origines.

La flexibilité et la réduction des délais, un enjeu clé. « Aujourd'hui, la compétition est européenne, plus internationale. Les délocalisations ont cessé, car la crise de 2009 a réduit l'encours des stocks. D'où la nécessité de produire au plus juste, explique le PDG. Pour y parvenir, il fallait disposer de fournisseurs compatibles, réactifs et capables de réagir dans des délais de plus en plus courts. »

Un service à flux tendu, qui repose sur une flexibilité extrême, dans toutes les unités du groupe.