« En 30 ans, j'ai vendu plus de 3.000 kits et une cinquantaine de locomotives montées », explique-t-il. Des modèles dont le prix se compte en milliers d'euros. C'est un travail d'orfèvre à destination de passionnés exigeants qui vont passer plusieurs mois à souder du laiton pour avoir des locomotives montées avec une précision d'horloger.

Chaque pièce est faite à la main. Son produit phare, la 141 R, il l'a produit à plus d'un millier d'exemplaires, « sans aucune pièce en découpe chimique, tout en usinage et fonderie ». Un énorme travail à la cote et au 1\10 e de millimètre près.

De Peterhansel à Dior

Benoît Semblat part du plan d'origine de la machine. Il réduit chaque pièce au 1\43,5 e, les ressort une à une, construit un prototype. Puis il moule, coule le moindre engrenage.

À la base, ce chef d'entreprise atypique a des diplômes de tourneur, fraiseur, mouliste et de mécanicien moto. En 1983, il a préparé la moto d'un jeune pilote qui s'appelait Stéphane Peterhansel et qui allait participer aux 24 heures de Bretagne.

De la moto, l'artisan passe à la loco. Il s'y fait très rapidement un nom. Il gagne plusieurs prix et n'hésite pas à prendre des risques. En 1999, il crée son atelier de fonte à la cire perdue ainsi qu'un équipement de fraisage et découpe en commande numérique. « La qualité de la sous-traitance ne me convenait plus. » Il se spécialise dans la fonderie laiton et aluminium pour des pièces fines et moyennes.

Toujours à la pointe de l'innovation, il a lancé de nouveaux modèles dont le prototypage et les plans sont faits en trois dimensions. L'imprimante 3D est rentrée dans son quotidien. « Je gagne du temps et c'est à la hauteur des amateurs de beau matériel. » Un temps qui lui permet de développer l'activité fonderie. Il est devenu un expert en la matière et il se diversifie. Les petits chandeliers sur lesquels sont exposées les bagues dans les magasins Dior sortent de Stigny.

Internet. Benoît.semblat.free.fr.