Dans l’industrie, c’est « l’usine du futur » (les Allemands disent « l’industrie 4.0 ») équipée de capteurs pour optimiser la production. C’est aussi la robotisation et l’automatisation des tâches.

Nos villes aussi sont connectées. On parle de smart cities (villes intelligentes) parce qu’elles utilisent l’internet des objets pour gérer la sécurité, le trafic routier, la distribution d’énergie, etc.

Et puis dans l’espace privé, on trouve les smartphones bien sûr mais aussi de l’assistance aux tâches domestiques… la révolution, c’est l’écosystème qui se développe autour, c’est-à-dire les complémentarités qu’il suscite. L’innovation Vélib’ sans l’innovation smartphone (sans l’application qui permet de géolocaliser un vélo disponible ou une place libre), ça ne marche pas !

Et pourquoi faut-il se préparer à cette révolution ? Qu’est-ce qu’il faut réguler ?

La préconisation, inventer une « régulation pro-innovation ». Et cette régulation a deux finalités : protéger et favoriser le développement.

La protection, c’est d’abord celle des données personnelles. Elle est centrale parce que si l’usager n’a pas confiance, il n’utilisera pas le service. La protection c’est aussi la question de la cybersécurité. Pour la téléphonie mobile, c’est plus facile car il y a peu d’acteurs qui doivent obtenir des autorisations. Pour les réseaux libres de type Wifi, mais à plus grande portée, qui se développent, il y a des règles à inventer. robot.jpg L’État peut accompagner en veillant notamment aux conditions de la concurrence pour ne pas être dépendant d’un seul acteur, mais il ne peut pas imposer parce que la norme sera un « standard de fait » correspondant aux usages qui se développeront. Propos recueillis par Céline Mareuge pour Le supplément de France Stratégie