La situation financière ? L'an dernier, nous avons eu des frais exceptionnels. Un problème d'activité avait fait plonger la trésorerie et c'est passé par une restructuration début 2015. Depuis mai, nous sommes repartis sur de bonnes bases.

Où en est le projet de déménagement et d'investissement ?

Nous avons eu des réunions avec la communauté de communes, la Région et la préfecture. Nous avons fait une demande de crédit-bail pour un bâtiment et son terrain à la communauté de communes. Un terrain d'un hectare et demi pourrait nous être alloué à la Lande des Moulins à 500 mètres d'ici.

Cela permettrait le transfert de la fonderie, mais également l'achat de nouveaux fours. Les actuels sont de gros consommateurs d'électricité. Les nouvelles technologies permettent d'en avoir à induction basse consommation.

Ce projet global se fera en quatre étapes avec la robotisation et l'ébarbage pour améliorer les conditions de travail, l'usinage et enfin le transfert au bout de trois ou quatre ans. Cela devrait coûter 10 millions d'euros d'investissements. __ Comment dégager cette somme ?__

Ce montant représente l'investissement global avec bâtiment et terrain. Sur ce dernier point, nous sommes dans l'attente d'une réponse des élus. Nous devrions également bénéficier de subventions de la Région et d'aides remboursables. En fonction de tout cela, nous ajusterons notre business plan.

Un tel projet permettra-t-il de créer des emplois ?

Déjà, il pérennisera nos cent emplois. En investissant, nous prévoyons une augmentation de notre chiffre d'affaires de 20 à 30 % sur quatre ans. C'est une promesse d'embauche de cinquante personnes.

Il s'agira d'emplois de personnels plus techniques et donc plus diplômés. À chaque fois qu'on parle robotisation, il y a de la peur. Au contraire ! Cela nous permettra d'embaucher et d'augmenter notre chiffre d'affaires.

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Comment voyez-vous la fonderie de demain ?

Elle sera adaptée à notre chiffre d'affaires, qui est d'environs 9 millions d'euros dont 35 % à l'export. Les fonderies d'avenir, en France, ce sont des fonderies techniques et du haut de gamme. Il s'agit de pièces très techniques, différentes de ce qui se fait à l'étranger.

Nous avons réussi à tenir depuis 2005 grâce à ça notamment pour les TGV, tramway, métro, pour la défense avec Renault truck défense et la Direction des constructions navales. Nous fabriquons aussi des pièces de locomotives pour le Kazakhstan et le développement du tramway en Inde. Ce sont les deux grands projets que nous avons avec Alstom. Nous travaillons aussi à des projets de véhicules blindés.