Ils doivent assurer la production d’obus et de grenades nécessaires à la poursuite des combats. Comme de nombreuses autres entreprises, cette société de fonderie va travailler pour la Défense Nationale. A travers une exposition, Bernard Houël, historien local, fait mémoire de ce passé.

Pourquoi ces recherches sur la société Chappée ?

Tout simplement pour essayer de retracer l'histoire de cette société familiale locale, de souligner sa réussite industrielle, de comprendre les mutations et les enjeux industriels auxquels elle a dû faire face et démontrer sa forte implication au niveau national. L'histoire des ouvriers je la connais de l'intérieur. Je suis la quatrième génération d'une famille de fondeurs ayant travaillé pour cette société. Mon arrière-grand-mère travaillait à la fonderie d'Antoigné. Moi-même, j'ai commencé là-bas comme apprenti dès l'âge de 14 ans ; en 1966, je suis venu travailler sur le site de Port-Brillet. L'élément déclencheur de cette expo a été le carnet militaire de mon grand-père sur lequel était notée son affectation début 1915, sous le titre de mobilisé Chappée, dans les établissements de la société. Je voulais comprendre pourquoi ces hommes combattants sur le front étaient de retour dans les usines.