La fonderie créée il y a plus de 90 ans devient usine et, depuis le mois d’août, assure le revêtement d’une partie des pièces de freinage qu’elle produit.

« La transformation du site illustre le parcours du groupe PSA et de son appareil industriel. La crise a permis de faire bouger les choses dans le bon sens, analyse le directeur de la stratégie du groupe PSA, Christophe de Baynast. Les usines deviennent responsables de leur destin. C’est une frugalité ingénieuse, on fait mieux avec une économie de moyens. »

Le groupe PSA optimise ses flux de production et ses flux logistiques, raccourcit au maximum les étapes. C’est dans cette logique qu’il a été décidé de transférer des moyens d’usinage de Caen vers Sept-Fons, assurant ainsi une économie d’1 à 2 millions de km parcourus par an.

Pour le site bourbonnais, ce sont de nouvelles techniques industrielles à mettre en œuvre : usinage, automatisation, peinture. Et de nouvelles approches logistiques à mettre en place. « Nous allons livrer directement un produit fini aux unités terminales qui fabriquent les voitures partout en Europe », explique le directeur, Jean Sevagen.

Quarante-sept personnes ont été engagées dans ce nouvel atelier de 3.500 m², la plupart viennent des usines de Caen, Valenciennes et Mulhouse.